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    [IXème Légion] Une ombre sans magie.

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    Vendimus Valerius

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    . . : Centurion de la IX Légion

    [IXème Légion] Une ombre sans magie.

    Message par Vendimus Valerius le Sam 12 Nov - 16:41

    "Une ombre sans magie" 2E 584.
    de "Vendimus" Valérius,
    Centurion de la IXème Légion Impériale.




    "Parfois, l'on craint ce qu'il se trouve dans le noir. Il y est connue tant d'histoire, que l'on ne réalise que trop tard que la main qui nous tue n'est que celle d'un mortel."
    - "Vendimus" Valérius.



    "Difficile de ne pas imaginer que j'avais été envoyée là-bas pour subir une sorte de formation. M'endurcir un peu, autant mentalement que physiquement. Et quel meilleur moyen de le faire ? Subir le froid mordant et glacial, les jambes couvertes de neige et les flocons tourbillonnants aux caprices des vents. Nulle besoin de partir dans le nord profond de Bordeciel. Le confin  sud des terres nordiques sont gêlés, là où vivent encore dans le style fier dont nous fûmes descendant, nous les hommes et les femmes de Colovie. Le nord de Cyrodiil est un véritable calvaire, et ses petits villages sont rares pour y faire des haltes. Et devenu encore plus rare depuis le début de la guerre des trois bannières.
    Encore plus tôt encore, depuis la Grande Trahison, provoquant la coalescence des âmes. Depuis lors, certains villageois avaient migré vers de nombreux directions différentes pour trouver sécurités, et il ne devenait plus rare de tomber sur des demeures oubliés où il reste encore des couvertures chaudes, mais rien à manger. Oui, plus qu'une épreuve, c'est une véritable punition que de partir en mission ici. L'on ne peut même pas prévoir un arrêt de deux jours en Bruma, les rumeurs parlent de la ville comme saccagée par les ombres d'Havreglace. Est-ce le sort qui nous attends ici, là où on foule la neige de nos bottes d'aciers ? La damnation et les abominations ?

    Ce sont le genre de questionnement que l'on se pose pour oublier le froid. Nous n'étions toutefois pas les plus mal habillés pour une expédition de cette envergure, et je notais avoir vu au moins deux silhouettes de pauvre habitant ayant voulu fuir sans préparation contre le côté rude de cette terre. Le vent de Primétoile est encore puissant, mais au moins, nous n'étions pas embourbé dans une tempête qui aurait été mortelle. Notre groupe était constitués d'une vingtaine de Légionnaires, pour la plus part des jeunes coloviens claquant des dents, sous le rire d'un nordique les traitant régulièrement de Buveur de lait. Draenilf, au cœur d'ours, comme il se nomme.
    Envoyé en guide et toujours envieux de rejoindre la Garde du Général. Ce n'était pas réellement le type d'escouade que j'aurais choisie pour m'accompagner, il y avait comme un vide dans l'absence de Kelarthys à mes côtés dans notre expédition. Difficile de se dire que ses arrières ne sont plus protégés par un Dunmer efficace. Mais débarrassé pour une fois de ses taquineries, je prenais un air fier et tâchait d'avancer dans le froid sans paraître gêné. Ce qui n'était pas le cas, loin de là, mais vous savez ce que c'est. "Montrer l'exemple". Bien que je priais qu'un des Huit puisse m'attraper par le col et me transporter dans un bain chaud, quitte à ce que soit au milieu d'un champ de bataille. En y repensait, ce fut une réflexion fortement stupide, puisque j'en serais surement sortie en agitant les bras dans tout les sens, paniquée.

    Notre mission n'était pas de plus aisée. Si seulement cela pouvait être une patrouille ou de la reconnaissance, après tout, il est toujours bon de savoir ce qu'il se passe par ici. Brigands, déserteurs, entités d'Havreglace, sans parler d'aller tapoter sur l'épaule du Pacte de Coeurébène pour lui demander la permission d'évacuer un village avant qu'ils ne chargent en braillant quitte à ce que les dégâts civils soient aussi important qu'ils s'en foutent généralement. En même temps, quand l'on porte le nom d'une ville de Morrowind.
    Mais logiquement, on devait retrouver une caravane perdue d'un noble de Nibenais, et j'essayais encore de comprendre ce que venait foutre ici un habitant vivant à l'opposé d'où l'on se trouve. J'appris plus tard qu'il avait décidé de rejoindre Solitude pour devenir "le plus grand poète", en chantant grâce et éloge au nom d'Atmora. Berceau nèdique de l'ère Mérétique. Peu intéressée par les bêtises des grands esprits, il était toutefois suffisamment en lien avec la Citée Impériale pour qu'un certains haut-placé ait décidé d'essayer de le sauvé. Malgré l'état de notre pauvre citée, et de nos pauvres terres, les administratifs insoumis sont encore capable de nous trouvé des raisons d'aller se faire voir dans un endroit hostile ou désagréable. Et encore heureuse puisse être de ne pas avoir due consulter des parchemins pendant des heures pour que l'on me demande un rapport de la situation. Le GRAND Intendant Davian s'en occupera.
    L'on avait l'air fier, avec nos armures Impériales. Des tenues unies, et renforcés par des fourrures chaudes et nous préservant du froid. Je possédais mon armure d'officier, un casque finement ouvragé et empêchant autrui de voir mon visage en dessous, une cape chaude claquant dans mon dos quand le vent se fait têtu et hurlant.

    Cela faisait trois jours que l'on arpentait maintenant les environs à la recherche de notre homme. Si vous croyez que trois jours de voyage, ce n'est pas grand chose en fin de compte, c'est que vous ne les avait pas passer dans un lieu enneigé. Il faut régulièrement s'arrêté pour se réchauffer. Essayer de trouver des lieux tranquilles pour ce genre de halte.
    Et au vu de nos réserves et du manque de réussite de notre mission, il s'agissait aussi de trouver à manger. Donnant une autre utilité à Draenilf que celle de trouver des farces toutes plus idiotes les unes que les autres. C'était lors d'une de ses haltes que je fus prise d'une expérience inconnue jusqu'alors pour une combattante éduquée entre les cours de l'Université des Arcanes, et les entraînements militaires. Quand l'on est pas en exercice régulier, il s'agit des mondanités de la ville, et plus rarement encore, être forcée à passer une soirée irritante auprès de quelques nobles pompeux.
    Ma tasse fumait d'une chaleur bienvenue, laissant le liquide à l'arrière goût amer se glisser le long de ma gorge en réveillant un peu mon cerveau couvert de neige. L'infusion restait une bonne méthode pour récupérer, après avoir trouver un lieu relativement à l'abris. Si dans ce genre d'instant, on considère que c'est aux autres de faire attention pour soit, et pas à l'officier responsable, ce fut le bruit du craquement d'une brindille qui éveilla en moi un sens bien connu des soldats. Non pas l'instinct du guerrier ou le flair du chasseur. De la paranoïa pure qui me fit tourner la tête en croyant voir un quelconque trappeur ou peut-être même un bandit. Mais le regard dans lequel je plongeais le miens était bien plus profond que l'avidité humaine ou que sa haine viscérale. C'était le regard d'un loup, au pelage blanc ravissant.

    Il était là, nous observant en pleine journée tranquille. Du moins, surement était-je la seule à avoir perçu sa présence, tandis que les autres continuaient de faire ce que n'importe quels hommes apprécient dans l'attente du mouvement. Faire des blagues grivoises et s'amuser comme ils peuvent. Du moins, les deux légionnaires du sexe opposés n'étaient pas mieux que les têtes de nœuds me suivant à ce sujet là, mais je m'égare.
    Difficile de savoir quel réaction il faut avoir dans une telle situation, car je n'ai jamais été au véritable contact d'une bête sauvage. Seule, il restait compliqué de la trouver dangereuse, ou du moins pas sans oublier l'idée que j'avais une armure, un glaive, et une vingtaine de fantassin loyaux à côté de moi. Mais ce n'est pas l'hostilité des yeux d'un ennemi que je perçu dans son regard. Il n'y avait pas la colère ou l'envie d'arracher son droit de vivre en ôtant la vie d'un autre. Juste la profonde intelligence d'une bête, que certains auraient essayer de chasser à coup de pied dans les flancs.
    Ou en lui balançant n'importe quoi. me relevant un peu, je tendais le bras vers celle ci en proposant ma main, mais elle restait immobile. Quel Divin devais-je prier pour croire qu'elle trouverait ça accueillant ? Finalement, après quelques pas, le Loup se détourna et disparut aussi vite qu'il était venu. Une certaine déception me gagnait, peut-être ai-je l'esprit trop fantasme me direz vous, mais vous auriez eu même espoir à ma place. Sauf si vous faites parti de ce type de personne qui se moquent tant de la nature qu'ils brûlent des arbres et tue des poules pour le plaisir d'essayer leurs armes et leurs sorts. Soyez prévenu que le meurtre de poule est un crime grave.

    Ayant vu la scène, l'un des légionnaires au nez devenu rouge à cause du froid, me bouscula un peu d'un bras sympathique. Un Bréton, me semblait-il, ayant décidé que suivre Aquilarios aurait un bon côté pour son avenir et celui de sa famille. Il esquissa un sourire franc, et se dessinait dans ses traits âgés, pas la plus grandiose des malices, mais une bonté paisible et accueillante. C'est pour ce genre de caractère nous tirant un peu de la morosité, que l'on comprend pourquoi certains ne sont pas resté loyaliste, ou pire, on fuit à temps pour ne pas devenir membre de la Légion Zéro.

    - J'crois que tu lui as fais peur, au corniaud ! Rit-il un instant, en me proposant une seconde versée de l'infusion. Faut pas t'en faire pour les bêtes du coin. La guerre, ça effraie ! Même les ours d'la montagne aiment pas quand tout hurle et s'fracasse !
    - Certainement. Mais notre mission reste nécessaire. Va dire aux troupes de se préparer au départ, je ne tiens pas à ce que la postérité nous retrouve mort de froid, congelés par les vents hurlants de cet endroit. Ma remarque était ajoutée d'un petit rire de gorge, pour faire passer cela pour une plaisanterie, mais je n'aurais lui dire que c'est ce que je pensais clairement. Surtout que sans abris correct pour dire, nous risquons de passer une très mauvaise nuit.

    Mais notre refuge nocturne fut découvert après deux heures de marche, il s'agissait d'une petite grotte où il fut miraculeusement trouver aucuns ours ni autres bêtes en ayant fait son antre. Elle n'était pas bien grande, et même au fond l'on pouvait encore voir la lumière des deux lunes atténuées par les nuages lourd errant dans les cieux. Les torches furent mises à l'abris et plusieurs feux de camp allumés pour nous réchauffer. Cela paraissait presque un miracle tant la paix pouvait nous être accorder avait été agréable. Les fourrures ne remplaçait par le confort d'un lit douillet, mais devenaient bien plus agréable qu'elles ne l'auraient pu dans d'autre circonstance. La dernière nuit avait été éprouvante, sans avoir trouver d'abris, l'on s'était couché sous un bosquet en profitant que peu de flocon tombaient encore et que le vent n'étaient pas déchirant.
    Essayant de m'endormir, j'écoutais les quelques discussions éparpillés de ceux qui ne trouvaient pas le sommeil, mêlés à ceux qui étaient censés être de garde. L'on retrouve vraiment les plus communes des discussions quand il ne s'agissait pas de tout faire pour mettre ses troupes en ligne de combat. Certains parlaient d'une femme à retrouver, d'un enfant à éduquer. Mais ce n'étaient que des espoirs qu'ils aient survécu à ce déchaînement d'horreur, et même aux batailles des trois bannières laissant quelques pauvres âmes périr en vain sous les coups de ceux qui auraient pu les sauvés. Les pensées sur la nature de cette sombre époque furent estompés, à l'écoute d'un grand hurlement qui cessa après un bruit de déchirement rauque. Et tout ne fut que confusion et interrogation pendant plusieurs instants.

    M'extirpant rapidement de ma torpeur, il fallait pu de temps pour attraper mes armes et sortir de la grotte en brandissant un flambeau ardent, suivit de quelques légionnaires en armure, ceux du guet. Nael At'Asman manquait à l'appel, le Rougegarde était sorti uriner un instant contre un arbre, légèrement trop imbibé de quelques gorgées non-nécessaire. Après quelques appels, ce fut le cri d'une malchanceuse ayant trouver sa dépouille. Il gisait là, la gorge ouverte et déchirée par un coup de griffe lui ayant ouvert la gorge depuis peu, un jet sanglant continuait de rencontre écarlate son armure et la neige autours. Quelques jurons partaient dans tout les sens, et je tournais un regard dont la peur et le doute se lisait surement, car il me rendit le même genre de sentiment, le Bréton nommé Bern avaient surement eut les mêmes doutes, mais ni moi ni lui n'osaient exprimés notre pensée.
    Décidant qu'il fallait l'enterrer rapidement, l'on préparait des patrouilles de garde pour surveillé que les environs étaient sécurisés. Mais même en m'installant dans ma couche une nouvelle fois. Je restais assise un certain temps pour revoir encore et encore mentalement la plaie béante dans la gorge de Nael. Le loup au pelage blanc était une bête magnifique, m'aurait-elle pu ravager un homme à ce point ? Dans son regard perçant, était-ce la bête sanguinaire qui aurais massacrer l'un de mes légionnaires aussi rapidement et aisément ? La peur et la paranoïa m'empêcha de dormir plusieurs heures. Et un nom plus sombre me venait en tête, toujours et encore mon esprit essayait de chasser ce simple mot, qui représentait tant. Si nous sommes en danger, serais-ce la faute d'Hircine ?

    Le lendemain fut un réveil lourd. Celle qui à retrouver Nael avait du mal à s'en remettre, étouffant un sanglot en buvant son infusion du matin. Difficile de se rire d'elle, pour un soldat sans expérience réelle du combat, elle n'était au moins pas en position fœtal en croyant qu'elle serait la prochaine comme certains auraient pu le faire. Il s'agissait de remettre de l'ordre dans le moral des troupes, et je m’exerçais à leurs services quelques paroles de courage et d'honneur pour les remettre sur pied. Et qu'ils doivent fort et vaillant, car les loyaux sujets de l'Empire - Bon, peut-être pas tant que ça à cette époque, mais un Empire basé sur la servitude du Roi du Viol n'est pas vraiment ce qui peut être considérer comme motivant. Et trois nouvelles heures de marche furent accomplit avec nos sens sur leurs gardes, gênés par le froid et le vent qui nous semblait bien plus agaçant qu'avant.
    Et ce fut grâce à cet état d'alerte que le son d'un cri d'appel fut audible. Une voix masculine, mais brisée par une gorge nouée pour une raison quelconque. Surement la fatigue, la frayeur ou la douleur, puis nous avons constatés qu'il s'agissait des trois à la fois.
    La personne blessée parlait la langue des hommes avec un accent prononcé, celui d'Alinor. L'Altmer portait l'armure du Domaine Aldmeri, celles que les soldats au service des Hauts-elfes sont équipés pour livrer bataille en Cyrodiil. Mais celle ci portait de grave stigmates, entre les passages d'épées contre l'acier, et les tâches de sang. Il s'approchait de nous, boitant, et brailla encore que l'on lui vienne en aide, tandis que nous l'observions avec un côté désorientés et tendu. Aucuns Coloviens digne de se nom n'apprécie faire face à un haut-elfe, encore moins un membre d'une nation elfique désireuse de rendre à Tamriel, une suprématie digne des Ayléides. Nos geôliers d'antan. Aujourd'hui encore, quand j'écris ses lignes, je pense que je lui serais quand même venue en aide. Mon bon cœur me perdra, mais le destin offrit un choix dont je n'ai que peu de remord, surtout sans en être coupable.

    Le sifflement d'une flèche perça le voile de bruit du vent titillant nos tympans, suivit de la surprise de l'elfe, une giclée de sang tombant de son casque clos, avant qu'il ne s'écroule. Le manche solidement enfoncée dans le dos. Puisque le responsable venait d'abattre une cible désarmée avec sang-froid, l'on se doutait qu'elle ne fut pas tout à faire sympathique, et les scutums furent levés en prévision d'un autre trait. Qui ne vint jamais, à la place, ce fut la silhouette d'un homme qui s'approchait lentement de nous.
    Le nordique portait une tenue de fourrure chaude, pleine de poussière blanche soulevée par les vents. Tenant son arc en arrière, je fus détendue dans l'idée qu'il ne comptait pas s'en servir contre nous. Et en retour, on s'approchait de lui en rengainant nos glaives. Mais pas nos boucliers.
    Aucuns mots ne furent échangés dans les premières secondes, et il se contenta de nous faire un signe de tête pour suivre ses pas. Surement avait-il une bonne raison de nous guider quelque part, et je m'imaginais déjà un souper agréable dans une masure isolée. De toute façons, j'avais perdu notre position depuis quelques temps, sans l'avoué aux autres, on était dans une situation catastrophique. Mais ce ne fut pas la demeure paisible qui nous attendait malheureusement à la fin de la route. Vingt minutes nous séparait de l'endroit qu'il comptait nous montrer, et je ne fus que peu satisfaite du résultat. Car il s'agissait d'un champ de bataille.

    L'endroit était morne, mais il n'y avait pas certains des aspects les plus agaçants d'un lieu de guerre. Il manquait l'odeur infâme, et l'impression que le lieu fut offert à un charnier. Là, la neige recouvrait déjà la plus part des corps, et nos nez étaient trop refroidit pour sentir quoi que ce soit. L'incompréhension devait se lire dans mon visage, en tournant la tête vers le nordique. C'était là, un lieu de guerre où se dressait un drapeau flottant au milieu des corps et du bois fracassés. Le drapeau du Domaine Aldmeri, un aigle fier sur un fond d'un jaune ravissant. Mais pour une bonne partie des peuples de Tamriel, il était inquiétant de voir ce genre de couleur, toutefois, il ne restait que peu de personne en vie pour la représenté. La bataille avait du avoir lieu il y à quelques heures tout au plus, et ce fut un miracle pour l'Altmer d'avoir survécu, blessé tout ce temps, avant de se faire abattre froidement.

    - Qu'est-ce que le Domaine Aldmeri vient faire ici, vieillard ? Est-ce les vôtres qui ont mit à mort leur expédition ? Je m'étonnais du côté froid de mon dialecte, mais une colère fort peu logique, se mêlait dans mon esprit. Celle d'une exécution aussi sommaire pour le survivant, et celle de rester les hauts-elfes ici.
    - Doit-on vraiment essayer de comprendre les desseins des elfes, femme ? Rit le nordique sur l'instant, en s'avançant un peu, donnant un coup de pied dans un bouclier. Ils viennent dans leurs recherches de magie ancienne. Oubliés, ou bien en quête d'une personne en particulier. Les ruines ne sont pas rare dans les environs. Des ruines, avec des histoires sombres et inquiétantes.
    - Vous n'avez pas répondu à ma seconde question.
    - Parce que je n'en sais rien. Dit-il en reniflant, grognant un peu de l'interrogatoire. Il passa sa main sur le corps d'un guerrier habillé d'une fourrure, et d'ossement. Est-ce des nomades, des crevassais, ou quiconque d'autre ? Ils sont tous mort, de toute façons.

    Après avoir discuter quelques instants de plus avec lui, il ne semblait pas avoir vu la caravane du Nibenais que l'on cherchait. L'espoir devenait de plus en plus mince de trouver notre homme.  Mais la nuit s'approchait de plus en plus, force de devoir faire des haltes pour nous ressourcer, la tension nous fatiguait plus qu'avant, et nos efforts pour ne pas être prit en embuscade étaient doublés. Le nordique, connaissant les environs, pu nous guider vers un abris confortable, plus encore que celui où Nael fut retrouvé mort. Essayant de ne plus y penser, j'escomptais bien que des patrouilles portant des torches seraient suffisante pour dissuader des bêtes sauvages de venir à notre rencontre. Il est fatiguant d'avoir tord si régulièrement, surtout que le soucis nocturne ne fut pas dû aux bêtes sauvages.
    La tension était descendu, après avoir constaté le carnage d'une bataille récente. En général, personne ne reste dans les environs de ce type de combat, si ce n'est les pilleurs de corps et ou des prêtres courageux. Mais les deux seraient fou d'avoir le courage de faire une telle route pour trouver des dépouilles perdues aux confins du nord de Cyrodiil. Toujours réveillée en plongeant mon esprit dans quelques parchemins mouillés, représentant une partie du nord, et essayant de retrouver l'emplacement où on était censé être perdu. Je fus l'une des premières à entendre le braillement d'un Légionnaire ayant fut un gros soucis nous tomber dessus. Un sinistre imprévu, et pas d'une nature aussi glauque que je l'imaginais la nuit d'avant.

    "Des crevassais !" Hurlait l'un des nôtres, alors qu'il courrait vers la grotte pour ne pas être seul quand un combat débuterait. L'ennemi inattendu n'avait pas de torche, surement les avaient-ils éteinte, mais seraient également bien plus habitué que nous à combattre dans le noir. La défensive était la seule solution possible, les scutums encaissant quelques projectiles dans des bruits d'aciers résonnant. L’adrénaline et ma position me faisait perdre de plus en plus la notion de la peur, mais mon regard s'égara sur ce que je n'aurais pas du voir. Tandis que la ligne se préparait à recevoir les sauvages braillant, je vis un Légionnaire en retard se faire attraper par une ombre, et son hurlement fut perdu à travers ceux des autres. Une griffe lui avait lacérer le visage et la hanche, et il fut achevé au sol par une silhouette sombre et possédant visiblement une fourrure épaisse.
    Mon esprit dériva dans l'immondice, la pire de mes pensées étaient en train de se réalisé, quand constatant qu'un Lycanthrope nous suivait depuis quelques temps. Depuis que Nael fut sa première victime. Comme je l'ai déjà écris, notamment en inscrivant ma mémoire de l'horreur découverte au Bastion d'Aldenus en ayant constaté que le fort perdu avait été dédié à un culte du maître des délices et des poches de plaisir. Le meilleur moyen de survivre à une créature d'horreur, c'est de la prendre de vitesse.
    Aussi hurlais-je à deux légionnaire proche de me suivre, offrant le commandement à Draenilf qui se fit une joie de hurler qu'il sera digne de sa tâche, accentuant son cri en fracassant sa hache de guerre dans le crâne d'un Crevassais un peu trop téméraire. Écartant de mon esprit le craquement de l'os et de la chair fendu, je bondis dans l'obscurité en suivant la silhouette s'échappant de plus en plus, alors que je trouvais que cela était de plus en plus une idée stupide. Mais advienne que pourra, les enseignements des Guerriers de la Guilde ne serait pas tomber dans l'oreille d'une sourde. Et je tirais ma dague en argent pour la tenir fermement contre mon plastron. Prête à l'emploi.

    Les cris de la bataille mêlé une vingtaine d'homme contre une trentaine d'autre, s'estompèrent peu à peu, tandis que moi et deux jeunes effrayés observaient les environs. Nos yeux s'adaptant de plus en plus aux nuances de gris, mais l'on se permettait encore de trébucher sur quelques racines agaçantes. Le monde autours de nous, était comblé de petit bruit revenant en échos du conflit plus loin, nous laissant sursauter et rechercher une cible. Enfoncé dans l'obscurité, il se déroula exactement l'inverse de ce que j'attendais. Si je voulais étonné une potentielle créature en la prenant de vitesse, elle avait tout loisir de nous attaquer dans l'ombre dont l'on s'était nous même enfoncés. Quel idiote je suis.
    La nuit n'était qu'à peine éclairée par les deux Lunes, et j'adressais une étrange prière Khajiit que j'avais apprise d'un baroudeur dans la citée Impériale. Que Jone et Jode nous éclaire, réclamais-je, et je fis signe à l'un des jeunes de ne pas allumer une torche. Cela rendrait la menace immédiate plus hésitante, mais nous étions en chasse. Et nos yeux ne distingueraient plus rien si une source de lumière éclairait les environs proches. Toutefois, cela n'empêcha l'un de nous d'êtres tués. Le premier sang fut celui du Légionnaire Destus, qui se fit mettre brutalement au sol, et broyer le crâne d'un coup sec. Le bruit ressemblait étrangement à un coup de métal contre du métal. Mais je préférais ne pas croire exactement ce que mes oreilles pouvaient percevoir dans un instant de pure panique.
    Destus était étalé au sol, et il restait aisé malgré le manque de luminosité, de comprendre qu'il ne se relèverait pas. L'autre, un certains Flamberg de Brétonnie, fini par paniquer. Dans un hurlement de peur, il se mit à courir pour s'échapper à la menace que l'on avait tous fini par craindre comme étant celle d'un Loup-garou, et il fut attraper par la silhouette le planqua brutalement au sol. Me laissant donc l'initiative d'agir, ou de m'uriner dessus en attendant la mort. Quitte à choisir, je préférais l'acte, et forçait mon corps tremblant à bouger rapidement.

    M'écrasant contre la silhouette, ma dague en argent ne trouva pas le chemin escompté. Ce ne fut pas son dos que j’empalais, mais il se retourna en entendant mon armure cliquetante, et attrapa la lame avec ce qui me semblait des griffes sur l'instant. Mais en réalisant dans le mouvement de celui ci, il ressemblait plus à un gantelet couvert de fourrure, avec des griffes d'aciers ajoutées à celle ci. Son autre bras extirpa sa seconde griffe de la gorge de son adversaire, et il essaya de me la planter à mon tour dans le cou. Tirant sa fourrure d'un coup, j'approchais mon assaillant qui fini par planter son second gantelet dans mon plastron, fendant légèrement celui ci, et enfonçant un peu la pointe de ses griffes dans mon ventre. Un cri de surprise se mêla à la peur qui grandissait.
    Agir ou périr, c'était le mot. Je tirais un peu plus quand il sorti sa griffe après quelques mouvements pour la décoincée, et il fini par trébucher en me faisant tomber en même temps. Roulant sur le côté, en essayant de prendre le dessus l'un sur l'autre, je criais une nouvelle fois en sentant qu'il n'y avait pas de sol là où mon dos roulait ,et nous chutions tout deux dans une crevasses de quelques mètres. Trois ou quatre furent suffisant pour m’assommer à moitié, autant que mon adversaire. Après quelques secondes, une quinte de toux me permis de me réveillé un peu, et je roulais sur le côté pour m'adosser au fond du large creux dans lequel on venait de tomber.
    Ici, les cris du combat contre les crevassais paraissaient bien lointains, et cela faisait bien trois ou quatre minutes que le combat avait débuté. Ce qui parait peu habituellement, me paraissait avoir durer plusieurs heures. Posant une main sur mon plastron, était endommagé, mais je ne saignais pas tant que ça en dessous. Au moins, je ne viderais pas de mon sang maintenant.

    D'une main tremblante, j'attrapais une torche dans ma besace, et usait d'un brin de magie pour l'allumer. Un sort simple, et malgré le manque de concentration à cause de la douleur tiraillant mon ventre, j'ai pu faire naître une flamme aisément sans risquer de me faire exploser. Passant celle ci en l'air, essayant de comprendre ce qu'il venait de se passer, dans une action ayant durer au bas mot quelques secondes. Je vis que mon adversaire c'était redresser à son tour, de toute sa hauteur, ce qui n'était pas aussi grand que je le pensais.
    Portant une grande fourrure sur le dos, et sur son équipement, ses mains étaient couvertes par des gants finissant par des griffes d'aciers acérés. S'approchant doucement, il retirait l'un de ses gantelets, sa main en dessous étant en sang après avoir arrêté ma dague en argent. Si celle ci n'avait pas un effet supplémentaire sur un homme commun, un tranchant reste un tranchant. Et il relevait la tête pour montrer son visage. Ce n'était pas un loup-garou, une bête d'horreur ou quoi que ce soit qui aurait pu nous effrayer grandement. C'était le nordique nous ayant trouver un lieu de repos. Et la haine se lisait clairement dans son regard.

    - Pourquoi ? Fis-je d'une voix tremblante, et je constatais que maintenant que j'avais perdu mon casque, ayant roulé un peu plus loin pendant la chute. Mais mon état me faisait oublié trop de chose, et j'espérais ne pas avoir une blessure extrêmement grave que je ne ressentais même plus.
    - Enfin, une de vos questions me semble censée Centurion. Pourquoi, oui ? Peut-être parce que vous n'êtes que des chiens galeux. Vous, et vos règles, vos lois. Vos affronts envers la vie humaine !
    - Je n'y comprend rien...
    - Naturellement, comment pourriez vous comprendre la souffrance d'un père, ayant perdu ses enfants. Les Impériaux sont venu, il y à trois mois, pour chercher des nouvelles recrues pour vos armées funestes ! Et mes enfants ont été tués, car ils étaient trop jeune pour service ! Il s’emballait, en s'approchant. Son souffle devenait plus chaud, plus lourd. Sa rage intérieur le rendait semblable au déguisement de Loup qu'il portait. Et cela fonctionnait, si son idée était de me faire peur.
    - Nous ne sommes pas des loyalistes, nous...
    - Silence ! Brailla t'il en me coupant la parole d'une manière très grossière, mais je n'allais pas soulever se point. Surtout parce qu'il me fonçait dessus, dans un hurlement rauque. L'âge, et son état sentimentale, altérait grandement sa voix alors qu'il ne désirait plus qu'une chose. Me faire du mal.

    Son mouvement fut rapide, mais pas suffisamment pour ne pas m'empêcher de l'esquivé. Il n'était pas aussi vif qu'avant, et je ne savais pas si c'était son mental ou notre chute qui l'empêchait de me prendre de vitesse pour me faire partager le sort des quatre légionnaires qu'il avait pu tuer. Sa griffe était installée dans la terre gelée, à côté de mon visage sur ma gauche, et je m'attendais à ce qu'il l'extirpe pour le massacrer le visage. Ce qui n'arriva pas. Quelques secondes passèrent, dans un instant figé d'incompréhension. Il vacilla finalement, et s’effondra à moitié contre moi, sur mon côté gauche. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ce n'était pourtant pas l'appel Divin qui venait de me sauver. Mais l'instinct meurtrier.
    Ce ne fut qu'après qu'il s'écrasa que je constatais que je n'avais pas attendu immobile qu'il me tue. Mon bras droit s'était levé, sans que je m'en rende compte, mon glaive au poing. Celui ci avait embrocher mon adversaire, qui acheva son destin en crachant du sang au sol juste à côté de moi. Je n'avais pas la force de repousser son corps lourd tout son équipement, surtout dans mon état de fatigue. Le sommeil me gagnait, bien que c'était une mauvaise idée, surtout à cause de ma blessure au ventre qui ne saignait presque plus. Il fallait que je me bouge. Il le fallait. Et je le ferais. Une fois réveillée après m'être endormi je ne sais combien de temps.

    Mon corps était froid, et je sentais difficilement certains de mes membres. Ma survie n'était due qu'à la fourrure du nordique qui me réchauffait au moins suffisamment pour m'en sortir. Mais ce n'était pas ça que je constatais en premier lieu. C'était plutôt la proximité du visage du Loup qui m'observait. Bien que comme je l'ai écris, difficile pour une citadine d'avoir une proximité avec la nature, il fallait toutefois être dénué de cœur ou d'esprit pour ne pas reconnaître la profondeur de son regard. Et la sérénité qu'il possédait. Tendant doucement ma main, celle qui n'était pas en dessous du nordique, vers le visage de la bête. Cette fois, je pus la passer le long de son pelage, alors que cela ne dura que quelques instants, un cri d'appel fut audible à l'autre bout de la crevasse où j'étais tombée. Le loup recula, et finit par disparaître, là où peu de temps plus tard, les Légionnaires survivants vinrent à ma rencontre avec Bern en tête, qui m'offrait ce regard inquiet, mais soulagé de me revoir vivante.

    Réchauffée et dorlotée, j'étais soutenue par un jeunot du nom de Farius, bien heureux de pouvoir se sentir utile auprès d'un officier Impérial. Finalement, notre mission fut un échec. Le nibenais ne fut jamais retrouvé, et douze légionnaires furent tués en tout dans notre expédition. Une fois équipée et prête pour le départ, j'arrêtais mon mouvement un instant en regardant vers une clairière non loin du bois où on s'était enfoncé. Là-bas, j'apercevais à peine la silhouette du Loup observant notre chemin. D'ici, je ne pouvais voir son regard, mais la bête prit quelques instants à nous observer, avant de détourner la tête pour partir. Bern me secoua un peu le bras, et m'offrit un sourire compatissant en disant qu'il faudrait avancer, mais je m'accordais un dernier regard vers l'emplacement du loup, qui avait disparut. C'est incroyable, comme elle pouvait paraître identique au loin, à tout ses flocons de Neige tombant dans une agréable poésie. Neige, tel fut le nom que je lui accordais, en me demandant si un jour je ne la reverrais jamais."

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