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    [BG] Le Capitaine Kelter

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    Elfrid

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    [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Sam 21 Nov - 15:23

    Entre le Diable et l'horizon...









    Nom : Kelter

    Prénom : Inconnu

    Race : Inconnu

    Age : entre 20 et 25 ans semble t-il

    Constellation : Née sous la Constellation du Voleur

    Divinité : ***

    Terre d'origine : Solitude - Bordeciel

    Lieu de résidence : Partout et nul part à la fois

    Métier connu : Capitaine d'une frégate marchande

    Connaissances : Monde marin et Navigation / Nature

    Taille/Poids : 1m65 / 48 kilo

    Signe distinctif :
    . Porte une capuche sombre en toute circonstance, ne laissant voir de son visage que le bout de son nez et ses lèvres rouge sang, plongeant son regard dans une pénombre constante.
    . Ne découvre jamais ses mains, portant en permanence des gants de cuir épais.
    . Possède une voix d'une froideur particulièrement notable, malgré un accent chantant.





    Talents divers connues :


    - Escrime
    - Archerie
    - Médecine
    - Cuisine
    - Alchimie






    Description physique :

    La jeune femme ne dépasse les un mètre soixante-dix, ce déplaçant d’un pas léger et silencieux; ses tenues de cuir noir et rouge la moule sans mal dévoilant des formes aux galbes marqués ainsi qu’une certaine assurance dans sa démarche, laissant simplement un parfum de lys blanc discret dans son sciage.

    Pourtant, elle ne cherche pas à ce faire remarquer outre mesure, cachant son visage sous la pénombre d’une capuche sombre en permanence.
    Derrière son passage elle ne laisse entendre que le tintement de ses multiples sacoches entourant sa ceinture, ainsi que les battements de son arc contre sa hanche. Il est parfois possible d'apercevoir à ses cuisses deux sangles de cuir retenant les fourreaux discrets de quatre dagues.
    Son corps bien qu’assez gracile ne dégage pas une grande force physique, ses bras fins n’étant gère capable de supporter de lourde charge. La peau blanche de la demoiselle reste rarement visible; craignant le froid, une épaisse fourrure de loup blanc lui couvre souvent les épaules.

    De son visage ne sont perceptibles que ses lèvres pulpeuses rouges sang qui expriment parfois un fin sourire moqueur. Alors que son port de tête, droit et fière, trahisse ses origines Altmer, dont elle semble avoir hérité du caractère altier, ainsi qu’un léger accent chantant qui peut ce deviner malgré la froideur de la demoiselle au première abord.











    Philosophie :

    à découvrir IG.





    Armes et Bijoux :
    Pour les plus observateurs:







    La demoiselle ne semble pas amatrice des breloques tape à l’œil et des pierreries rares, le seule bijou qu'elle porte orne son biceps droit, rarement visible.
    Un bracelet d'argent tresser, rappelant les laçages d'un corset.







    Bien que ne venant pas d'une famille aisée, la jeune femme possède à la ceinture un véritable chef d’œuvre d'artisan, en effet, son arc est entièrement décoré d'argent, dont les courbes formes entrelacs et silhouettes rappelant de nombreuses figures inspirées des mythes Nordique. Deux serpents s'entrelacs sur les branches de l'arc lui donnant une allure effrayante.





    Sa rapière trônant à sa taille est entièrement filigranée de file d'or, dont les courbes formes entrelacs et silhouettes rappelant de nombreuses figures inspirées de l'océan.
    L'intérieur de cette dernière est recouverte d'un velours rouge sang cachant une couche de cuir comme protection supplémentaire.








    A l'envers, les dagues qu'elle cache à ses cuisses ne sont en aucun cas reconnaissable, et pourrait s'acheter chez presque tout les forgerons de Tamriel. Bien qu'elles semblent toutes recouverte d'une fine couche d'argent.








    Thèmes musicales :





    Parole:
    Ses ongles sont tentaculaires et si elle vous prend par la main
    C’est comme un orage qui vient rompre le silence

    Prend garde au grand vent du nord attention je m’approche
    Pour te mordre, te mordre
    Se méfier de moi me paraîtrait bien judicieux
    Pour t’éloigner du vice et de tous les maléfices
    Si elle vous voit et qu’elle ne vous revenait pas
    C’est qu’il reste encore une chance

    Hante moi mon ange
    Je suis l’ange ou le démon qui te mande et te parle
    Quand sous la pression du silence tu saisi ta chance
    Et essaie enfin de t’enfuir loin de mon influence
    Et si elle vous voit elle qu’elle ne vous revenait pas
    C’est qu’il reste encore une chance

    Venez pour rompre le silence
    La Femme vous tend sa main blanche
    Vous la saisissez, ce sera le frisson de votre vie






    Textes traduit:


    Un autre jour, naufragée
    Pouvez-vous entendre, ma prière ?
    Si vous avez la réponse faite le moi savoir
    Volé, une autre vie
    Vous avez comparu dans la mienne
    Il ne ce sent pas comme auparavant


    Et la marée me prend loin de vous
    Et cela me ramène à nouveau
    Et vous glissez comme le sable directement par mes mains
    Avec chaque mot que vous dites


    Oh, vous me trouverez, entre
    Le diable et la mer bleu foncé
    Et je serais la vertu
    Oh, vous me trouverez, entre
    Le diable et la mer bleu foncé
    Et je serais la vertu


    Je remonte, pour l'air
    Venez et partagez mon dernier souffle
    Sauvez-le pour le peu de temps quand je suis ici pas plus
    Nous plongeons dans les grandes profondeurs
    Nous ne pouvons pas revenir de nouveau
    La bataille ne finit jamais mais vous avez gagné la guerre


    Et la marée me prend loin de vous
    Et cela me ramène à nouveau
    Et vous tombez droit dans l'eau, à travers mes mains
    Avec chaque mot que vous dites

    Oh, vous me trouverez, entre
    Le diable et la mer bleu foncé
    Et je serais la vertu
    Oh, vous me trouverez, entre
    Le diable et la mer bleu foncé
    Et je serais la vertu


    Je me noie maintenant.
    Venez me sauver, me sauver...
    Je coule comme une pierre
    Jamais, jamais je n'ai ressenti quelque chose comme ça avant
    Et nous nous noyons, nous avons besoin de l'épargne, de sorte
    Cette terminée depuis longtemps
    Jamais, jamais rencontré quelqu'un comme toi avant
    Et nous nous noyons, nous ne devons l'épargner, alors...


    Oh, vous me trouverez, entre
    Le diable et la mer bleu foncé
    Et je serais la vertu
    Oh, vous me trouverez, entre
    Le diable et la mer bleu foncé
    Et je serais la vertu

    Je me noie maintenant
    Venez me sauver, me sauver, oh









    Niveau de richesse : (++) aisée
    Point d'influence : 420
    Possession : Propriétaire de la frégate Brétonne " le Crâne d'Argent " / Propriétaire de l'auberge de la Lie Embrumée / Propriétaire du Boudoir.
    * Validé par le Staff *


    Dernière édition par Elfrid le Mar 15 Nov - 10:11, édité 8 fois
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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:28









    La nuit était glaciale, elle ne s'en souvenait pas, car c'était le jour qui l'avait vu venir au monde. Dans la cale d'un navire, couchée sur une paillasse qu'on avait couvert à la va vite de couverture de laine, sa mère, Iirenoore, une semi Altmer venait d'accouchée d'elle...
    Nous sommes en 2E558 et ce soir, dans le bateau d'un pirate sans envergure on peut voir un équipage de rebuts et de bandits se masser autour d'une jeune mère et de son bébé hurlant à l'univers qu'il est bien vivant, les hommes tels quelques bonnes fées puantes n'accorderont pas d'autre bénédiction pour cette fragile vie que de bien vouloir l'épargner.

    Finalement, le Capitaine entre vêtu d'un long manteau brodée d'or vieillissant et pour ne rien changer, car cela lui va si bien, il est ivre et observe de son œil de verre cette minuscule poupée aux joues roses. Les talons de ses bottes claquent sur le parquet humide de la cale, il s'accroche aux poutres pour assurer son pas déjà chancelant, bouteille à la main.
    Dehors les vents de la mer des fantômes sont si glacés qu'ils font tordre de douleur les planches du navire, on entend de toute part les jointures craqueler et les voiles claquer sèchement, le silence pèse un long moment entre la mère et l'homme, le brick tangue avec nonchalance. Elle n'est qu'une esclave à la peau trop jaune, abandonnée par sa propre mère qui n'avez pas voulut d'une bâtarde, puis revendue comme domestique à une famille marchande, avant de finir ici, comme simple prise d'un butin de passage, se souvenir l'envahit un court instant, elle sert son enfant un peu plus fort...
    Le Capitaine pousse un dernier râle d'agacement devant une telle scène puis comprend enfin, si c'est l'enfant de son esclave, alors c'est forcément aussi le sien...
    Il ne dit rien, détaille encore le front perlé de sueur de la femme, puis son regard s'attarde sur la petite, elle est blonde, un rictus apparaît sur le visage du nouveau père, puis dans un haussement d'épaule, il détourne les talons.
    Accordant le droit de vivre et de rester à cette petite famille dont il ne s'occuperait jamais...



    ***



    Puis la vie reprit, la région de Solitude est si propice aux pillages en cette ère, la piraterie est une activité lucrative comme une autre et dans le port marchand le plus prolifique de Bordeciel c'est même une activité qui rend riche.
    L'étendard du « Destin Funeste » brodé d'un corbeau tenant un os dans son bec vie quelques années fastes, les jours sont fait de prise de navires marchands isolés, de soirée dans les bordels et de joyeuses bagarres pour une choppe renversée. Iirenoore est une bonne mère, sa fille grandit doucement, de port en port elle voit le monde et tremble devant les ombres lointaines des monstres marins légendaire. Quand les vents se font glacés, mère et fille on prit l'habitude de se recouvrir les épaules de fourrure de renne et parfois, quand le temps le permet, l'esclave enseigne la harpe et le chant, ses passions, à sa descendance. Il arrive que les marins les écoutent et partage quelques chansons avec elles, entre une partie de dès et un pari idiot. Le Second finit par prendre l'enfant en sympathie, c'est un vieux Nordique, dont le visage marqué témoigne d'une vie de combat, alors quand il le peut il fait taire ses démons en écoutant les notes maladroites de la petite. Elle rit beaucoup à l'humour déplacé de l'équipage qu'elle ne comprend pas encore, elle parie des coquillages et des trésors illusoire sur la table de jeu et toute son enfance n'est que fable sur l'océan et conseil de ceux qu'on appellent les artistes. Durant les abordages, elle et sa mère sont placée dans le fond de la dernière cale vivable, avec pour se protéger une dague et du poison pour choisir la mort plutôt que la soumission. Les années s'écoulent comme le font les ruisseaux. Son père ne la regarde jamais, trop pris de ses passions que son l'alcool et les filles de joie.
    Arrive finalement son douzième Clairciel, l'enfant est devenu une jeune fille et elle commence à pouvoir aider à bord, montant même jusqu'à la vigie. Le printemps cette année lui fauche ses derniers traits de nourrisson, ses joues se creusent et ses pommettes naissent, elle vole quelques ressemblances physiques à cette grand-mère Altmer qui n'est même pas au courant de son existence. De son père, Coloviens de naissance, mais fils de l'océan, elle ne prendra que ses iris bleus, qui dans les yeux vitreux du Capitaine donne le sentiment que les eaux lui ont avalées son âme.

    Le Destin Funeste s'arrête quelques semaines plus tard dans une crique vierge, non loin de la cité de Daguefilante est comme toujours, on cache l'étendard et grime en sages marchands les hommes qui ont le moins de balafres. La petite accompagne sa mère et le Capitaine jusqu'à la Grande Cité, rien de moins qu'un rapide réapprovisionnement des stocks des cales en vivre, sans oublier quelques bonnes informations sur les caravelles qui prendront prochainement la mer. L'enfant reste dans l'ombre du manteau aux broderies d'or de son géniteur, elle observe chacun de ces pas, ses bottes de cuir qui frappent les pavés de la cité avec assurance, est-ce la première fois qu'elle le voit sobre ?
    Dans une ruelle sombre quelques femmes proposent leurs charmes et leur chaleur contre des pièces aux hommes de passage. Dans le fond, bien caché derrière deux imposants piliers de pierre une porte de bois massif aux ferronneries typiquement Bréton garde close l'entrée d'un établissement de plaisir. La semi-Altmer baisse les yeux, elle ne préfère pas voir où elle va se rendre, elle prend la main de son enfant et la sert dans la sienne, murmurant sèchement à cette dernière de faire de même.
    Quand le Capitaine entre dans les lieux, l'odeur tenace des encens viennent s'en prendre au nez de la petite qui n'avait jamais rien connue d'autre que les embruns marin jusqu'à présent. Par millier les bougies se consument sur les tables et dans les loges taillés à même la pierre, le vin coule dans les gorges et sur le creux des reins des femmes aux corps à moitié dénudés, les ombres des danseuses s'agite sur les murs pendant que les rire gras des clients donnent le rythme à toute cette mise en scène affligeante d'une banalité malsaine. Bientôt le gérant de l'établissement s'approche du Capitaine qu'il semble connaître tel un ami, richement vêtu, l'homme arbore dans le cou un tatouage représentant une araignée dont l'abdomen est frappé d'un sablier. Un instant la jeune fille s'arrête sur ce détail, levant son regard vers le responsable du bordel qui, la remarquant la gratifie d'une légère tape sur la tête avec un sourire commerçant.
    « C'est ta dernière prise Marsus ?
    - Mmh, non pas vraiment...
    - Dommage, tu me la vendrais je t'en donnerais un bon prix, j'ai pas mal de client qui ont besoin de sang frai, ou qui n'aime que ça. »

    A ses paroles, Iirenoore saisit sa progéniteur dans ses bras, la serrant contre son sein et cachant maladroitement ses oreilles, comme espérant que les mots déjà prononcés n'étaient pas encore arrivés jusqu'à sa chair et son sang. Elle fronça les sourcils :
    « Tait-toi Alberic, cette enfant ne sera jamais à vendre. »
    L'esclave n'eut pas le temps de refermer la bouche qu'elle sentit la poigne du Capitaine lui comprimer l'avant-bras. Il fixa d'un regard noir la bâtarde et la repoussa violemment en arrière lui faisant comprendre de quitter les lieux sur-le-champ avec l'enfant...







    La nuit suivante le brick reprit la mer, s'éloignant des côtes de Hauteroche pour jeter l'ancre un peu plus au large, au bord d'un petit îlot de terre sans nom.
    Brusquement l'enfant fut sortie de son sommeil par les cris étouffés d'une femme, sa mère. Sautant les marches qui la menaient au pont principal deux à deux, la jeune fille n'eut comme dernière vision que le sabre du Capitaine tranchant la jugulaire de celle qui l'avait mise au monde. Le sang éclaboussa le visage des hommes qui entravaient le corps de la semi-Altmer avant que ses derniers ne la passent pas dessus bord sans plus de cérémonie, finalement ce sont les cris terrifiés d'une enfant qui déchire le silence de la chute du corps de l'esclave.
    Son géniteur en sursaute presque, il s'approche de la jeune fille dans la pâleur de la lune, son ombre est semblable à celle des monstres des contes, il la gifle de sa main ensanglantée pour la faire taire, sa force fait tomber le petit corps au sol qui s'écroule comme un pantin sans ficelle.
    « A présent ta vie m'appartient, alors apprend à te taire. »








    Suite à venir


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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:40







    « Hissez le phoque ! »
    La voix grondant du Capitaine avait percée les vents dans un claquement sourd alors que ses hommes s'agitaient par dizaine sur le pont, montant au mât dans une course silencieuse, course que les deux Khajiits de l'équipage remporter toujours bien sûr. Les vagues se fracassaient contre la coque éclaboussant cette dernière d'une écume grise et glaciale si propre à la mer des fantômes. Une nouvelle prise avait été faites durant la journée, rien de vraiment intéressant visiblement, mais les hommes avaient bien mérités quelques heures de repos sur cette île vierge de vie qui leur servait de repaire et de foyer, ici ils pourraient soigner les blessés et prendre un repos trop longtemps oublié. Le Brick c'était mis en route, fière, gonflant les voiles et la barbe poivre et sel de son Capitaine aujourd'hui vieillissant. L'homme observa ses marins quelques longues minutes, tant de choses avaient changées depuis qu'il avait déserté l'armée après avoir assassiné l'un de ses compagnons de section, il avait depuis, toujours se sourire mesquin en coin et cette lueur de folie dans le regard, lueur qui avait avec l'alcool et son abus diluer dangereusement.
    Il tourne finalement les talons, le froid mord même les âmes par cet hiver approchant, il regagne le château à l'arrière de son bâtiment et s'enferme dans la vaste pièce lumineuse qui lui sert de bureau. Les carreaux jaunâtres n'ont jamais connu d'autre entretient que celui des sels marins et les meubles, volé au gré des saisons offre un ensemble totalement désaccordé éclairé par des rayons d'une pâleur morbide. Là, sur son bureau de manufacture Nordique une bouteille de rhum l'attend, s'approchant d'elle, le Capitaine la saisit d'une main assurée toute en s'installant dans son siège dans un grincement, il jette un dernier regard à son carnet de bord.

    Finalement, ses yeux glissent dans le coin à sa gauche, sur le parquet il y a encore des traces de sang poisseux qui ne peuvent sécher, là, enchaînée, adossée contre le mur, la silhouette mourante d'une jeune femme attend, ses longs cheveux blonds ondule jusqu'au sol, les menottes rouillées qui la lie à cette prison mouvante on depuis longtemps laisser leur trace sur sa peau qui n'a jamais vu le vrai soleil. L'enfant ne fixe pas son père, ses lèvres sont encore gonflées des coups d'hier et, son arcade l'est encore des coups d'avant hier. Elle ne peut que trembler dans ses haillons qui la couvrent à peine, la peur l'a rendue muette, le désespoir l'a rendu maigre mais, sa colère sourde l'a fait grandir, toujours à demi cachée dans l'ombre de cet angle qui l'a vu vivre, ses dents ne cesse de se serrer d'amertume.
    « Soit heureuse, demain tu seras vendue et tu auras le droit à un bain.
    - Vendue ?...
    - Eh bien oui, je ne t'ai pas nourri pour rien, je t'ai vendue au bordel d'Alberic il y a des années déjà, mais bon, il voulait qu'on attende que tu es seize ans. »

    L'enfant foudroya le Capitaine du regard un bref instant, puis se ravisa, que pouvait-elle faire, sans force et sans armes...



    ***








    La houle soulève le navire froidement, dans la cabine sombre les lanternes tangues au grès du bon vouloir des vents, les menottes grinces inlassablement sur le parquet humide, rien ne semble vivre dans cette pièce quand le propriétaire est absent. Sa fille redresse son regard par delà les carreaux de la fenêtre, ses yeux se perdre aussi dans les reflets de la lune sur l'océan elle tente maladroitement de s'appuyer contre la poutre près d'elle. Quand son visage ce tord d'une nouvelle douleur, son dos la fait atrocement souffrir, les coups de fouet ne cicatrise pas, l'humidité infectes les plaies et l'air salé les rends abominables.

    Mais cette nuit, son géniteur c'est assoupi profondément dans un des hamacs du pont inférieur. Alors, le vieux nordique en profite pour entrer dans la pièce plongée dans une pénombre puant le rhum, il s'approche de celle qui l'avait connu enfant, s'accroupissant face à ce qui le paraît être un cadavre encore vivant.
    « Tiens... On t'a gardé de l'eau et, j'ai... Un peu de pain aussi. »
    La jeune femme fixe le regard du bosco, elle le trouve pathétique, sa peine l'agace et la rend furieuse, mais le son de sa voix n'a pas la force de crier, seul des mots asséchés et empreint de fatigue brise le silence :
    « Il va me vendre, tu le sais ?
    - Oui, nous savons, nous sommes en route pour d'ailleurs...
    - Je refuse de finir esclave comme ma mère, ou pire. »

    Le Nordique ce redresse, déposant le pain sur le rebord du bureau pour en couper un bout, il reste un instant muet, observant les chaînes.
    « Ton père, est devenu fou, rongé par l'alcool et les drogues. »
    Il soupire, s'abaissant de nouveau face à la jeune femme.
    « Je suis sincèrement désolée, la moitié des hommes d'ici sont d'anciens esclaves, personnes n'aime te savoir ainsi enchaînée.
    - Alors, tuez-le. »

    Le Second arque un bref instant un sourcil, puis ses lèvres ourlent d'un léger sourire nerveux.
    « Tu n'y penses pas, c'est notre Capitaine.
    - Un Capitaine ivre, qui prend de mauvaises décisions et qui dépense la solde de ses marins en catin. Les hommes n'apprécient pas la situation, tu me l'as dit toi même, parle leurs, ils t'écouteront.
    - Luminess...
    - Parle leur ! Combien de temps allez-vous supporter cette situation à vivre comme des chiens, depuis combien de temps n'avez-vous pas eu une prise digne de ce nom ? Les marins derrières ses murs sont d'anciens esclaves, des reprit de justices, des voleurs et des déserteurs, ils n'ont que faire d'un chef incapable de marcher droit. S'ils ont choisi cette vie, c'est pour être libre non ?
    - Je le sais, mais quand bien même, ils seraient d'accord avec moi, qui prendrait la place de ton père ? Tu connais la règle... Moi je suis bien trop vieux pour reprendre la responsabilité d'un bâtiment et, personne à bord n'à les années de mer nécessaire à cela. Qui plus ait, il faudra qu'il meurt lors d'un duel par le fer, car il ne laissera jamais sa place autrement... »

    La femme redressa le menton, elle dévisagea le vieux marins quelques instants avant de froncer les sourcils.
    « Je prendrais sa place. »



    Suite à venir


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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:41








    Le claquement des voiles secouées par les vents australes rythmer depuis le crépuscule l'avancement de la vieille coque du Destin Funeste. Cinq jours c'étaient encore écoulés, dans sa cage, pour la première fois elle avait vu jeter à ses pieds le cadavre sans vie du vieux bosco... Trahit, par l'un de ses frères, par l'un des siens, un des marins qui avait préférer vendre son honneur plutôt que de prendre les armes contre son Capitaine. Le sang du Nordique est gelé lorsqu'il vient à toucher les pieds meurtri de la jeune femme, malgré tout un sourire ourle ses lèvres, même au plus profond de lui, cet homme avait toujours porté les tempêtes glaciales de son pays natal...
    Elle prie pour son âme, pour la première fois, elle se tourne vers des Dieux qui ne l'avaient jamais regardée.

    Dehors les cris enragés de son géniteur font trembler les cœurs de l'équipage, il menace et claque son chat à neuf queues avec violence contre le bastingage, vociférant des menaces sans mots et promettant des sentences sans raison. La folie à finit par prendre la place de la colère et de la sagesse, plus rien ne retient ses nerfs. Enfermée au fond du château, enchaînée comme un animal, elle sent l'odeur acre du sang, dans le noir elle a appris à voir autrement et si elle savait son corps frêle, elle n'avait pas oubliée que l'intelligence était la plus puissante des armes...
    Il était temps...


    Aux sons des premiers coup de fouet sur le pont, elle fait sauter d'un geste habile les chaînes qui la retenaient captive, personne n'entend le fer qui s'écroule lourdement sur le plancher... Depuis quand savait-elle faire cela ? Sûrement depuis des années, mais depuis des années, ce n'était pas le moment...
    Les cris de l'un des argoniens de l'équipage déchirent le brouhaha, suivi d'un long silence pesant. Se traînant péniblement jusqu'au corps de la montagne venue du Nord, la jeune femme saisit son sabre d'abordage avant de chercher péniblement ses appuies contre le mur. Les loques qui la couvrent son imbiber de sang et de saletés, à tel point qu'il est difficile de deviner la femme qu'il y a dessous, le visage caché par une chevelure terne à la longueur démesurée, elle est semblable à un spectre désarticuler. Derrière, c'est maintenant au tour des jumeaux Brètons d'être torturés sous les coups du Capitaine fou, la chair s'arrache de leurs dos et leurs cris font même faire fuir les vagues. Sous le soleil au zénith, c'est maintenant au tour des goelands de la côte de s'approcher, attirer par la promesse d'un repas de sang à venir.

    Elle entend les déplacements de son géniteur derrière la porte, il n'est pas loin, dut moins, le croit-elle. Ses jambes tremblent, lésées par le manque d'exercice durant des années. Elle se surprend à se demander ce qu'elle aurait bien pu faire dans une maison de passe à vendre un corps si rachitique...
    N'aurait-elle pas était plus rentable vendue en pièces détachées sur un marché Bosmer ?
    Elle attend encore, que l'un des jumeaux s'écroule, de mémoire, c'étaient deux hommes adorables, appréciés, utiles et très bon compagnon d'arme.
    Enfin, elle entend gronder, les hommes sifflent, hurlent et certaines voix ordonnes que le massacre s'arrête. Leur chef s'essouffle de plus belle, admoneste et frappe du pied les planches de son navire qui grince de mécontentement, lui aussi subissant depuis des années en silence, le mauvais traitement de son propriétaire.
    Le visage de celle dont le vrai nom serait à jamais oublier s'illumine d'un sourire mauvais, presque aussi mauvais que celui que pourrait avoir son père.


    Brusquement, elle pousse la porte de la cabine et en bondit de toutes ses forces, personne ne la reconnaît, ni même ne comprend la finalité de cette apparition, quand enfin s'écroule le Capitaine, le sabre de son maître d'équipage planté dans la jugulaire...
    Le silence se joint à l'incompréhension, les pleures du jumeau survivant perce seule cette scène impensable en haute mer.
    Elle ne regarde pas les marins, ses marins, sa longue chevelure cachant tel un rideau son visage ensanglanté qui trahit une expression de victoire malsaine et calculer depuis trop de temps...
    Elle se penche et ramasse le tricorne de son géniteur, l'observant un court instant.
    Elle repense à ses années enfermées, à toutes ses bouteilles de rhum qu'elle avait empoisonnée pour s'assurer de le conduire à la folie, elle jubile d'avoir eu pour mère une passionnée d'alchimie qui l'avait toujours cachée. Toute en retirant la lame courbe du cadavre, elle repense à la façon dont elle avait conduit le vieux Nordique à la mort, elle savait qu'il serait trahi, que jamais il ne pourrait conduire une rébellion complète, mais elle savait, que la révélation d'une telle tentative finirait par entraîner ses conséquences au sein de cet équipage qu'elle convoitait...


    Lui offrant ainsi l'occasion de passer pour ce qu'elle ne serait jamais, un héros... Malgré les cris mêler de tous ses hommes qui l'entouraient et qui célébraient à leur manière, la naissance d'un nouveau Capitaine ...







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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:41






    Je me souviens, que l'ombre et le néant m'avait encerclée, alors que je me tenais là, encore une fois, un genou au sol devant son autel... J'attendais qu'elle daigne répondre à mes appels et à mes nombreuses offrandes.
    La tête décapitée d'un Capitaine rival, adorateur de Méhrunes Dagon, trônant sur une pique. Qu'avais-je de plus à lui offrir, j'avais tant entendu parler d'elle et de ses dons, de cette chance qu'elle apporterait aux gens de l'ombre... Aux gens comme moi.
    On la disait belle et accompagnée de deux corvidés et, moi, moi, simple humaine, j'osais caresser l'espoir de pouvoir lui parler...
    Cela fait combien d'année, maintenant que je viens ici, dans ce sanctuaire secret ? Le temps défile et le navire qui m'attend dans la ville voisine. Il m'est encore moi-même difficile de savoir ce que je recherche ainsi ici, peut-être une bénédiction, ou de mauvaise excuses pour les meilleurs des raisons...
    « Que veux-tu à ma Maîtresse mortelle ? »
    Le timbre de la voix était étrange, empreint d'une certaine vibrance qui soulève mon cœur d'une peur irraisonnée, en redressant à peine mon regard, je croise le sien, ou plutôt le pâle reflet de sa rétine noire... Un corbeau, il me fixe la tête penchante comme pour mieux me détailler sous ma capuche de cuir. Les idées et ma terreur me rendent muette, il sautille sur le promontoire de pierre pour se rapprocher de moi, croassant de nouveau vers moi, comme exigeant que je lui réponde sur-le-champ... Je n'ai pas pour habitude de me soumettre et encore moins à une créature de plume.
    « Je suis venue... Dans le but de servir la Déesse des Ombres en échange de sa bénédiction et de ses dons...
    Eeeet, qu'as-tu à donner en échange, crôôôaaa ?
    Mon équipage et mon éternité... »


    Les croassements éclatèrent dans le sanctuaire, il riait...

    « Bien... Oui bien …Tes dons, ils te seront accordés lorsque ma Maîtresse aura reçu ton paiement. »
    Je l'ai entendu s'envoler dans un battement d'ailes sourd, le silence est revenu autour de moi. Étrangement le sanctuaire m'a paru plus familier, comme si, quelque part, les ombres faisaient déjà partie de moi.
    J'entrevoyais enfin cette puissance si sombre, pourquoi la force ? Pourquoi l'art ? Pourquoi l'effort ? Quand d'un battement de cils je peux disparaître aux yeux du monde...


    Oui, c'était bien de mauvaises excuses, je connais les histoires sur les Daedras,
    je connais leurs malices, leurs délires et leurs caprices. Mais qu'avais-je à perdre de plus ?
    La paix... Ce mot me fait toujours autant sourire, il n'y a nul paix quand l'on née au cœur des tempêtes.
    Et il n'y a que dans les ombres torturées d'une cabine que j'arrive à entrevoir ce que certains appels un « avenir »

    Je me rappelle avoir passée le chemin du retour à réfléchir à comment éliminer la totalité de l'équipage.
    C'est en contemplant les vieilles voiles ajourées du Destin Funeste que j'ai compris...
    Mes dernières chaînes,
    il était temps de les briser...









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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:44

    * Un vieux carnet de bord, bien caché dans l'escarcelle de sa propriétaire, sa couverture de cuir sombre est rêche, tanné par des années en mer.
    Ses pages, jaunie, sente le sel et le vin. Les textes consignés sont écrit d'une plume italique et élégante, formant de grande lettre aux courbes sinueuses.*






    " Journal de bord,
    date inconnue.


    Je viens de m'éveiller sur une plage, combien de temps suis-je restée inconsciente ? Le soleil tape et l'ensemble de mon équipement à disparut.
    Quelques débris ramenés par l'écume jonche la grève, je reconnais les tissus des voiles du navire...
    Les choses sont encore très obscure dans mon esprit embrumer, j'entend au loin les hurlements de combat. Il va me falloir trouver rapidement en lieu plus sur que cette endroit.
    Il semblerait que les inquiétudes du Quartier-Maître sur l'état de la coque ce soit révéler tragiquement juste.
    Je n'ai que quelques minces souvenirs de la situation, une tempête nous à surprit alors que nous étions en route pour les eaux chaudes du sud du continent.
    Les pluies ce sont abattu sur nous avec une violence rare et les vagues soulever le bateau et les hommes.
    Je crois que la coque à finit par cédé au coeur du déluge, nous condamnant tous.

    D'ailleurs, ou sont-ils ?

    Je crains que la chute par dessus bord ne m'est était fatale, la douleur dans mon épaule me lance à chacun de mes mouvements de poignet sur ce carnet.

    Il faut que je regagne la ville la plus proche pour prendre un peu de repos et commencer à les chercher...
    En espérant qu'ils ne soient pas tous mort. "






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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:44

    *  Dans quelques instants de pensées... *





    Il semblerait que les choses ne se soient pas si mal passées que cela...

    Assisse, sur la branche d'un frêne centenaire, je laisse mes jambes battre dans le vide, le dos appuyé contre son tronc. Le vent est bien frai ce matin, la nuit aurait pu être pire.
    Il fallait que j'aille à Haltevoie, pour ses histoires d'enregistrement, mmh...
    Il va falloir que je vois si je peux faire de faux exemplaires de ses petits bouts de papier …

    Aly est amusante, bourrue, comme toute fille de paysan, mais au moins elle m'a vite trouvée, je la formerais à devenir gabier, mais pour l'heure, je dois retourner à Daguefilante, voir l'avancement de la construction du navire et payer la part convenue...
    Les filles de se Magistrat sont d'une distraction toute particulière et plus elles s'agitent comme des anguilles, plus elles se mettent en danger... Dire qu'elles ne le voient même pas.
    Quant à leur père, c'est un vieil homme comme le monde en porte tant, il connaît ses affaires et ses lois...

    Et alors que je finis de tremper la pointe de mes flèches dans le poison paralysant,
    j'observe l'échiquier qui pourrait bien se mettre en place …





    ***





    Cette Foire, n'a comme je le pensais pas remplit mes espérances, bien que faire cracher 2000 septims à la petite précieuse du Magistrat fut distrayant.
    Surtout pour un ouvrage incomplet.
    Je reste surprise d'avoir entendue chanter le chant des Corsaires, cela faisait si longtemps qu'il n'était pas venu à mes oreilles.
    Dut temps où nous étions tous sur le pont du navire, à jouer, rire et chanter, que me reste t-il aujourd'hui ?

    A part quelques regrets, beaucoup de souvenirs et nos chansons comme une litanie lointaine qui résonne à mes oreilles…
    Et je ne sais qui maudire, les Dieux ou moi.
    Même si au fond, le coupable je le connais déjà...

    Dans quelques jours le mât principale sera hissé, il faudra que j'y dépose une pièce d'or gravé du symbole de Sai, en espérant que cela nous apporte chance...
    Mais pour l'heure je vais retourner sur Coeurébène.





    ***





    Aly à finalement disparue de la surface de la région, depuis mon retour, personne ne semble l'avoir vu... Mais je n'ai pas de temps à perdre avec les recherches d'une paysanne qui rêvait de voyage.
    Je commence à m'intéresser plus spécifiquement à la Capitale des Brétons, les gens y sont...
    Désespérément prévisible et naïf, leur monde tourne autour de leur couche, ils baignent plus souvent dans la lumière que moi, mais leurs yeux sont clos...
    Le jeu risque d'être vite ennuyant, il va être tant que l'équipage prenne naissance.

    Je n'y étais pas vraiment conviée, mais décidément je suis trop curieuse, d'ailleurs, j'y ai croisée la boniche des pestes du Magistrat...
    En plus que surprendre quelques conversations dignes d'intérêts pour l'avenir.
    Quand je repense son étreinte j'en ai des sueurs froides, personne depuis ma mère n'avait osée me toucher et les rares qui s'y sont essayés ne sont plus forcément de ce monde pour en parler...
    Pourtant, elle m'intrigue et son ignorance manifeste me rappelle celle que je fut durant quelques années.





    ***





    Enfin ! Le mât principale est debout et, par Kynareth il est superbe, je me languie d'impatience de prendre le large à son bord.

    « Sai, entend ma prière et mon humble appel, par cette pièce d'or gravée de ton symbole placé sous ce mât d'ébène, je prie pour que ce bâtiment reçoive tes grâces et tes bénédictions, que ta chance ne nous quitte jamais, que ton don nous porte aussi loin que l'horizon et que ta bienveillance nous garde jusqu'à l'heure de notre jugement … »







    Comme il était à prévoir, ils sont bien tous mort...



    Quel étrange... cauchemar...


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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 11:45

    * Dans quelques instants de pensées... *






    Les derniers préparatifs pour la caravelle avaient rencontrés quelques soucis de dernières minutes, enfin rien de bien dramatique, mais entre un arrivage de voiles traitées qui à pris du retard à cause d'une embuscade du Domaine et le recrutement qui fut plus houleux qu'une tempête du large...
    D'ailleurs, je reste surprise des épaves qui voyageront sous mes ordres, quelques évadés, deux anciens criminels, un fou.
    Peu d'entre eux feront mieux que d'être de la chair à canon, mais quelqu'un s'échappe du lot, il sera utile de les former à devenir autre chose que ce qu'ils sont, les rendre redevable et soumis.
    Cela prendra plusieurs mois, voir années, mais j'ai aujourd'hui assez d'hommes pour prendre la mer et reprendre mes activités...

    Je me demande parfois, ont-ils tous comprit... Ce que nous sommes réellement ?



    ***



    Les premiers clients sont arrivés en même temps que le premier grand nettoyage du pont et des cales, beaucoup de curieux, de questions et de perte de temps.
    Malgré tout, l'un d'eux c'est montré réellement intéressé, enfin, devrais-je plutôt dire « pressé » de faire affaire.
    Nous avons longuement échangé devant le foyer éteint de l'auberge de Daguefilante, la négociation c'est faite à plus de mille septime, se rend t-il seulement compte des frais que son petit voyage privé va me coûter ?

    Quel étrange masse venue du Nord, ses allures, son expression, il me rappel les hommes que j'ai pu connaître dans les villages Nordiques... Mmh, non en fait il me rappel pire que cela, le bosco du Destin Funeste, cet homme froid et pourtant avec la main sur le cœur que j'avais enterré par nécessiter pour nourrir mes dessins.
    Bien, il souhaite la discrétion, il l'aura, sa cargaison, personne n'y touchera, mais je ne peux m'empêcher de condamner ses hommes de main à quelques bases tâches, pour mon plus grand plaisir...
    Je déteste tant ses chiens en armure lourde, ils ne valent pas mieux que les soldats...



    ***



    Voilà maintenant quelques jours que nous préparons ce départ si mystérieux et, alors que vient d'arriver dans une malle la sérénité assurée de notre traversé, un nouvel homme à souhaité s'engager.
    J'ai décidée de prendre Hondo avec moi, il peut, pourra même, devenir plus qu'un Coq, encore faut-il lui enseigner davantage de règle et surtout voir s'il a bien les yeux ouverts...
    Le nouveau en question ne semble rien comprendre, ni à la hiérarchie qui lui sera imposée, ni au reste. Kropt, je crois que c'est ainsi qu'il se nommé.
    Encore un enfant dans le corps d'un homme qui veut remplir ses poches en pensant que la vie en mer est faite de douces brises et de soirée en compagnie de femmes aux mœurs légères.


    Le feu... Dans un port d'une ville comme Daguefilante ? D'où est-il venu ? Nous étions dans la cale à parler détail avec le nouveau quand les cris de panique sur les quais m'ont fait sursauter.
    Par Kyne, le navire des Kropt brûle comme un fétu de paille sous le soleil du désert... Les flammes ont déjà pris les voiles du mât de misaine, bientôt elles s'élèvent en dansant pour mieux dévorer le bois certainement centenaire.
    J'entends les marins d'à côté qui hurlent, de l'eau, qu'on leur apporte de l'eau ! Je cris à mes hommes d'aller les aider avant d'aller enrager devant les débardeurs qui mettent trop de temps pour se décider. L'une des voiles en feu cède alors que ses cordages se consument encore, elle tombe sur les hommes du Noircroc, le brasier fait grincer le coque de douleur, alors qu'on évacue les premiers blessés... Mais visiblement, Kyne n'a pas fini de rigoler, poussant de ses vents les flammes sur le mât principale. J'entrevois la foule qui s'amasse sur les hauteurs du port, puis j'aide à faire sortir encore quelques marins que je confie à mes hommes... Tant que les flammes restent loin de mon navire... Tout va bien.
    Mais pour l'heure il faut arrêter cet incendie, heureusement, quelques habitants apportent de l'eau supplémentaire et, les employés des quais finissent de plonger les dernières flammes dans un épais nuage de fumée noir.
    Cet épisode leur aura coûtés deux mâts, la perte d'une bonne partie de leur marchandise et plusieurs blessés... Heureusement, personne n'est mort, sinon la garde n'auraient plus lâchée la zone pendant des semaines.
    J'ai vu détaller Kropt comme un cheval fou vers les hauteurs de la cité, visiblement... Il connait le responsable...

    Mon équipage à prit en charge les hommes du Noircroc, du repos et des soins seront nécessaires, encore de quoi me faire perdre un temps précieux... Mais j'ai retenue quelques leçons de mon fou de géniteur. Dès le soir même, plusieurs de mes marins ont pu se rendre à la taverne du coin et dans la cité, il fallait que les gens entendent parler de ce qui s'était passé, entende ma version des faits... L'héroïsme, l'abnégation, le courage... Je ne peux m'empêcher de rire, car une fois de plus...
    Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre les démons eux-mêmes.
    Sans oublier, que les oreilles de mes hommes traînent me permettant ainsi de réunir quelques informations sur ce Kropt et sa famille... Aurions-nous mit trop de rhum dans les thés ?


    Hondo et moi en avons longuement parlés, ce gamin sera un nid à problème, le feu, son passé. Malgré tout et, contre son avis, je veux lui donner la chance de s'expliquer, après tout son petit coup d'éclat n'a fait que jouer en ma faveur...
    Et au vu de son cadeau qu'il m'a livré via son corbeau, il y a sûrement moyen d'en faire un cartographe...





    Toute une nuit à veiller... Encore une de plus...



    ***



    Enfin, le client c'est décidé à venir, nous allons pouvoir partir, le voyage sera normalement relativement calme, longer les côtes en cette saison reste sans danger, il est préférable de voir la cohésion des hommes sur un trajet de ce type... Les chasses au trésor et les abordages attendront un peu...
    Pff, deux fois plus large que moi et assommer par une simple traversée, me voilà bien tient ! Obligée de gérer ses chiens et ses marchandises, comme si, j'étais payée pour cela... Payer d'ailleurs, il va falloir y penser.
    Une fois l'ancre jetée, nous avons fait route vers la plage en chaloupe, plus nous nous approchions et plus des dizaines de torches nous éclairez la grève. Qui sont tous ces gens ? J'ordonne à mes hommes de se tenir près à attaquer en cas de besoin, la main sur l'une de mes dagues je descends de notre embarcation pour mieux enfoncer mes pieds dans le sable encore mouillé par la rosée...
    J'observe à demi les silhouettes des personnes présentent, des paysans pour la plupart, qu'attendent-ils tous ainsi ?
    Décidément, Pointe Nord mérite sa réputation de terre peu hospitalière, puis après avoir dévisagée une dernière fois les hommes de main du Boiteux je distingue enfin au loin quelques statures qui me semblent plus enclines à être des destinataires.

    L'échange fut bref, mais ils ont payé ce qui avait été convenue, je n'enterrais pas mes hommes plus longtemps ici. Ses inconnus sont visiblement méfiant, je dirais même que leurs vies se balance sur un fil...



    De nouveau à bord, j'ordonne que nous repartions dans la brume, descendre le pavillon de l'armée d'Haltevoie, pour le cacher de nouveau aux yeux du monde... Il me servira sûrement encore quelquefois.
    Kropt finit par m'expliquer qui était les inconnus de la plage, je devrais presque le payer pour m'avoir donné ce genre de renseignement…





    Non je ne suis pas folle ...  



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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Déc - 12:18









    paroles:
    " Vous, appelez-moi démon je suis dans votre esprit...
    Je suis la langue du Mal
    Vous avez tort avec moi, je suis le miel
    On ne plaisante pas avec moi, lapin

    Vous me secouez de frisson
    Débarrassez-vous de votre esprit
    Facile, mais ne décide pas
    Ce qu'il faut vraiment ensoleillé ?
    Mon esprit sera guidez

    Je me salis avec des messes
    Ne niez pas
    Je suis plus claire et plus loin
    Je suis tellement bien
    Mon seigneur
    J'ai raison

    Je salis qui je trahis
    Pour être un géant
    Je fais et je possède
    Dieu sait que j'ai raison
    Mon seigneur

    Les prêtres me mettent en prison
    La prison brise mon cœur
    Mes rêves ce fabriques à la lumière de la nuit
    Je suis effrayante, mais de miel
    Non de mal comme vous avez voulu

    Vous me secouez de frisson
    Je ne m'écroulerai pas
    Facile, mais ne se décide pas
    Ce qu'il faut vraiment ensoleillé ?
    Ma tête va le trouver

    Je me salis avec des messes
    Ne niez pas
    Je suis plus claire et plus loin
    Je suis tellement bien
    Mon seigneur
    J'ai raison

    Je jouer à être fausse
    Pour être un géant
    Je fais et je possède
    Dieu sait que j'ai raison
    Mon seigneur... "









    * Passer la date du 20 de HautZénith, les gens perdent la trace du Capitaine Kelter dans la cité de Haltevoie et de Daguefilante...
    Tour à tour, son navire sera vu dans différentes cités portuaires du continent, commerçant sans s'arrêter à travers les océans.
    Laissant à tous, la vision d'une réussite bien loin de la piraterie...


    Mais, plus le temps s'écoule et plus sa frégate change d'apparence, évoluant au rythme de ses voyages...

    Ses voiles jaunisses sous le soleil brûlant de l'été, sa coque est repeinte de noir et d'écarlate, on installe, non sans un certaine amusement, une figure de proue représentant un crâne géant peint de blanc; puis enfin un pavillon est hissé.
    Un Drapeau d'un blanc immaculé sur lequel sera brodé un lys de fil d'argent, symbole d'une honnête commerçante voguant sur les mers.

    Malgré tout, bien caché au cœur des planches de son navire, un drapeau noir attend sagement, avec en son centre, un crâne au fil d'argent mordant une fleur de lys blanc...



    Le navire finira par revenir dans la belle cité d'Haltevoie, jetant l'ancre comme on jette son dévolu, en cette belle journée du 14 de Sombreciel *






    Pavillon officiel du Crâne d'Argent, représentant une fleur de lys brodé au fil d'argent sur fond blanc.



    Retour du personnage de Yasia


    Dernière édition par Elfrid le Mar 1 Nov - 11:24, édité 1 fois
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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Jeu 17 Déc - 16:12







    La nuit était tombée lentement sur le port de la Capitale de l'Alliance, les débardeurs avaient cessé leur va et vient pour les remplacer par les aller et retour de leur choppe de bière. Quelques soldats veillent, allant dans les tintements sourds de leurs armures d'un quai à l'autre. Une nuit de plus tombe, le ciel s'illumine d'étoiles comme des millions de phares perdus dans le large de l'espace... Quelqu'un les a t-il déjà toutes compter ?
    Sur le dernier ponton à l'Est, une frégate tangue avec douceur, porter par le faible courant venant du grand large, aucun bruit n'est perceptible, à part son pavillon, dont les claquements secs contre le vent rappel à tous l'identité de son propriétaire. Sur le gaillard avant, quelques marins jouent encore aux dés et, selon les lois des océans, ce n'est qu'avec quelques coquillages qu'ils ont l'autorisation de parient...
    L'un des chats du navire, allonger de toute sa superbe sur le garde-fou observes de ses grands yeux jaunes les hommes, comme on dévisage des serviteurs, le maître à bord n'est alors, pas souvent celui que l'on croit...
    Remontant des cales toutes en redressant sa paire de lunette à monture doré, le Second ce dirige d'un pas calme vers la pièce la plus secrète de ce bateau dont il a la charge depuis maintenant des années : La cabine de son propre Capitaine.
    Le Bréton était de ses hommes beaux et élégant que l'on ne croise qu'en soirée mondaine, une chevelure d'or pour des yeux d'un vert d'eau perçant bien au-delà du verre de ses lunettes. Cela faisait bien des années qu'il était à bord de la sinistre Frégate, l'homme c'était fait à beaucoup de choses, autant aux caprices de sa supérieure qu'au rire gras des marins...
    Lui, qui était noble de naissance, lui qui avait dans le sang toute l'envergure pour devenir quelqu'un, lui dernier héritier d'une famille et d'une vie qui l'ennuyait...
    Le voilà Second et maître d'équipage d'un navire qui faisait autant de vague a terre qu'il en cassait en mer...

    L'homme frappa à la porte de la cabine avant d'entrer.


    Là, dans l'obscurité de la cabine du Capitaine; là où dansait les flammes de quelques bougies éclairant de la pâleur blafarde le mobilier oublié des princes. Le résonnement sourd d'une pièce s'agitant au gré des caprices de quelques doigts agiles ce faisant entendre. A peine éclairé au travers des vitraux qui composaient le château et sur un siège de velours rouge se tenait la Capitaine.

    « Aléric... Bonsoir.
    - Capitaine...
    - Tu voulais me voir ?
    * interrogea la femme de sa voix glaciale *
    - M'assurer que vous n'aviez pas été blessé pendant votre petite escapade à cheval...
    - Voudrais tu donc me vexer ?
    - Loin de moi cette intention, mais je commence à vous connaître Capitaine.
    - … Et sinon, comment vont les hommes ?
    - Bien... Les prostituées dont vous leur avez fait cadeau les ont un peu calmé... Mais le temps commence à leur paraître long...
    - Dit leur que je fais tout mon possible pour que la situation ne s'éternise pas...
    - Ils le savent, je n'en doute pas »


    Le Second retira alors ses lunettes les essuyant contre la doublure de sa chemise de lin, avant de se mettre à sourire, comme pris d'un léger fou rire. La femme stoppa net les mouvements avec sa pièce et penchant la tête sur le côté en direction du Bréton.

    «  Puis-je savoir ce qui te fait sourire ainsi ?
    - Toute cette histoire Capitaine... Vous une esclavagiste...
    - Il est vrai que s'il y a bien une chose que je déteste ce sont ces gens là...
    - Si la garde avait interrogée les hommes correctement, ils auraient vite comprit que la moitié de votre équipage est composé d'anciens esclaves que vous avez libérée...
    - Certes, mais tu sais que toute cette petite histoire m'a donnée quelques idées...
    - Vais-je encore rire Capitaine ?
    - Tu riras, tant que ta langue et que ton esprit resteront plus tranchants qu'une lame Aléric...
    - J'y compte bien et comment ce porte Dul ?
    - Bien... Ma foi, il était réellement inquiet pour cette petite, mais je pense que son nouveau poste lui convient parfaitement...
    - Quelle idée aussi... D'engager un orque qui a le mal de mer comme marin...
    - Cet orque comme tu le dis, n'avait rien il y a encore quelques mois et, aujourd'hui, il est presque le maître de l' auberge de la Capitale...
    - « Presque » …
    * soupira légèrement Aléric * Capitaine, pourquoi ai-je l'étrange sentiment que vous ne me dites pas tout... ?
    - Crois-tu que j'ai pu tout te dire un jour seulement ?
    - Vous avez un équipage, une frégate à faire fuir tous les pirates et de l'or facile... Ne gâcher pas tout...
    - Gâché... De nous deux Aléric, ce n'est pas moi qui ai abandonné titre, promise, domaine et héritage pour vivre la grande aventure... Aurais-tu comme un début de regret ?
    - Non, aucun, la vie de mon père n'était pas pour moi et, épouser cette horreur... Le visage de nos hommes est plus harmonieux que le sien... »

    La Capitaine ce redressa dans un froissement sourd de lanière de cuir et, toute en s'approchant de son second, elle reprit :

    « Je connais tes vices Aléric, et même s'ils t'ont poussé à abandonner tous ce que tu avais, les miens n'ont en aucun cas cette vocation... Sans oublier que tu connais nos lois, tu n'es pas sans savoir les risques que je prends pour toi... Retourne voir si les hommes n'ont besoin de rien, si c'est le cas, tu pourras passer commande pour de nouvelles caisses de vivres...
    - Bien Capitaine »



    L'homme tourna alors les talons, laissant la Capitaine seule dans l'obscurité de sa cabine. La femme ce dirigea vers l'une des fenêtres de sa cabine, croisant ses bras dans son dos toute en observant le ciel étoilé...








    Eh bien... A qui est-ce le tour de jouer selon toi ? J'imagine qu'il est surement captivant de détailler le monde, comme on détaille les deux faces d'une pièce...

    Plus le temps passe et plus les choses sont amusantes, moi qui commençait à trouver le temps long et monotone. Le procès de la petite bêcheuse du Magistrat aura au moins eu le mérite de me faire mettre un pied dans les jeux de la scène politique. Mais l'homme s'épuise...

    Plus je les observe, plus je me dis qu'ils sont une proie parfaite pour quelques idiots avides d'une justice qui ne fait trembler qu'eux.

    Après tout, ne sommes nous pas tous...
    La proie de quelqu'un ?

    Les gens ne sont que des ombres, des voix et des odeurs...
    Malgré tout, je suis moins aveugle que la plupart d'entre eux...

    Demain c'est le tournois de joute...
    Je suis curieuse de découvrir cela, j'imagine que cela me changera des tournois de boissons de mes marins.

    Les Thyssen n'est-ce pas... La noblesse est une chose merveilleuse, capable de donner l'illusion d'être intouchable pour ne les rendre que plus vulnérable... Je payerais bien une pinte à cet orque...


    La Capitaine sourit, déambulant dans sa cabine et passant prêt d'un miroir qui reflétait toute la folie de se visage souriant... La femme descendit les marches d'un pas silencieux et s'arrêta devant un meuble caché sous un long drap blanc, le saisissant d'une main ferme et le tirant d'un mouvement froid vers elle. Dévoilant alors une grande harpe à quatre-vingts cordes, chef d'oeuvre d'un artisan Bréton filigranée à la feuilles or et aux reliefs peints d'un bleu profonds...

    Un long soupire de la femme parcourue la pièce face à se vestige de souvenir d'enfance.

    S'installant dans un silence de mort face à l'instrument, l'accordant, puis jouant avec pour seul auditoire, la solitude de sa chambre flottante...

    La musique, cristalline et douce emplit bientôt la pièce avant de s'échapper tel un murmure vers le pont principale pour disparaître avec la plus petite des brises...




    Musique que l'on peut entendre comme un murmure aux alentours du Crâne d'Argent.



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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 19 Jan - 10:51









    Les mots avaient résonnes au fond de mon être comme les tambours sourds d'une guerre qu'on fait naître... M'éveiller en sursaut, en sueur... Encore, dans les draps de soie de ma cabine j'ai l'impression de voir les ombres de mes biens qui forment quelques dessins de monstre livides...



    « Nourrit toi du mystère.
    Dévore ta misère
    Et surtout...
    Dévore tout... »




    Je ne trouverais plus le sommeil, plus ce soir, plus jamais en faites... La nuit sans lune me plonge dans cette noirceur que j'apprivoise toujours avec tant de peine.
    A mon ombre se mêle trop souvent les prémisses de cette magie dont je ne serais saisir l'essence même...




    «  Agit par goétie
    Agit avec raison
    Agit sans merci... »




    A le fenêtre de « mon » château, qui n'en a que le nom, j'entrevois le vol silencieux d'un corvidé. Son rire me glace le sang, porter par l'éternité des vents, sa présence me ramène à mon serment, je sais... Je n'oublie pas, je ne déroge pas, je m'entrave même...




    « J'ai tenu tête aux maîtres,
    aux prêtres,
    aux traîtres... »




    Mais à quoi bon tout cela, pour les caprices, pour un peu de malice...
    Ou pour la folie de quelques vices ?
    De vous je n'ai que les brumes pâles de vos jeux avides...
    Et quand je repense à tout cela, seule sous la peau d'un loup blanc pour couvrir mes épaules fatiguées et, seule face à une coupe de vin pour couvrir mes souvenirs morcelés ...





    « L'art des mots et plus habile que celui du fer... »





    Le jeu est ainsi fait, depuis quand, mes ongles sont-ils ainsi déjà ?
    Est-ce une marque, une punition, une récompense ?
    Qu'importe j'ai quelques idées dans ma manche,
    Et de quoi jouer pour gagner votre chance...




    « Si c'est toi,
    courbe-toi,
    marche profil bas,
    et tais-toi,
    Jusqu'au moment où l'ombre s'abat... »


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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Ven 19 Fév - 22:56






    « Parfois j'ignore surement trop de choses...
    Parfois, je nie souvent trop de choses...
    Mais trop de choses doivent être oubliées parfois... »








    Le Crâne d'Argent était de ses navires qu'on pensait qu'il avait vu mille mers, centaines de dangers et affronter dizaines de morts. Mais la frégate Bretonne était surtout de ses navires qui cachent mille secrets... Depuis la première planche posée, qui avait coutée un doigt au charpentier, à la dernière arrivant embarquer, qui avait perdu son identité. Pourtant, les dorures des gaillards, les boiseries peintes des garde-fou et les tentures de velours avaient su endormir bien des méfiances. « La superbe n'est rien d'autre que l'art de ce voilé... ». Mais entre les cales de la Frégate, c'est une tout autre vie, des marins écorchés, abandonnés, fou pour la majorité. Le genre d'homme qu'on laisse au coin des ruelles sombres, le genre d'homme que seule la barbarie peut sublimer, le genre d'homme que seule la Capitaine pouvaient tolérer...
    Oui le Crâne d'Argent était à l'image de celle qui en tenait la barre jour et nuit... Rempli de secret, puant de richesse et criant de folie...

    Dansant sur la houle du port d'Haltevoie, la frégate s’embellissait dans le halo du phare et dans les torches de la garde, la nuit lui donner cette allure lugubre et serine.
    Installer dans le creux de son siège de tissus rouge capitonner, la Capitaine finissait la lecture de quelques parchemins, préparant d'un même temps, le futur trajet de sa sombre frégate.
    La pièce éclairée par la pâleur des bougies de deux chandeliers de bois laissait danser les ombres déformer d'un mobilier parfait. Trouver, acheter... Sûrement volé... Les meubles qui composent l'antre de la femme étaient autant de pièce d'art que de chef-d'oeuvre d'artisans. Tableaux encadrés à la feuille d'or, lit à baldaquin sculpté drapé de soierie et de satins, meubles de marqueteries rares incruster d'ivoire et de nacre; sans oublier les tapis et les tapisseries de maître qui ornaient plancher et murs...
    Le Capitaine Kelter était de ses femmes que l'on disait « de goût » dans le métier, ne s'intéressant qu'aux maîtres et aux princes des arts...
    Le regard caché sous la pénombre de sa capuche, l'on ne connaissait d'elle bien souvent que son sourir en coin malin, ses tenues de cuir noir et rouge et son parfum, celui du lys blanc...
    Mais alors que la femme semblait prise dans ses calcules de distance, compas et plume à la main, son Second entra d'un pas discret après s'être annoncé d'un rapide coup sur la porte.

    « Capitaine, je ne vous dérange pas ? »

    La Capitaine soupira, elle lâcha ses instruments de mesure dans un geste lent et se laissa doucement couler contre le dossier de son siège.

    « A vrai dire, même si c'était le cas, tournerais-tu les talons quand tu as quelque chose qui te brûle les lèvres à me dire ? »

    Le Second sourit en coin, s'inclinant légèrement, comme pour s'excuser avec une formalité qu'il avait depuis bien des années négligées.

    « Le Crâne peut enfin reprendre la mer, cela doit vous soulager …
    - Et si tu me disais plutôt ce qui te trotte en tête.
    - Pardon... Je voulais simplement savoir si vous étiez sûr de vous, concernant la femme.
    - La seule chose dont je suis sur, c'est qu'elle n'a plus rien d'un prédateur derrière ses barreaux...
    - J'avoue, avoir du mal à vous cerner.
    - Eh bien, que cela continue alors... »
     répondit la femme dans un léger rictus en coin.
    « J'imagine... Qu'elle fait partie de votre jeu, ou qu'elle y sera amenée d'une manière ou d'une autre.
    - Tout comme toi Aléric.
    - Oui, bien que... J'accepte mon sort Capitaine.
    - Ton « sort », d'un ton rieur, comme si... Comme si tu étais enchaînée ici, tu connais très bien mon avis sur les chaînes, qu'elles soient physiques, morales ou affectives...
    - Il y a certaines chaînes Capitaine, qu'on ne serait retenir...
    - Allons, ne me fait pas rire, dans cinq minutes tu parles comme cet idiot de « perce-coeur »...
    - Qu'allez-vous faire de lui finalement, je pensais que vous aspiriez à le sauver ?
    - Eh bien, disons qu'il a eu la mauvaise idée de me faire changer d'avis et, après réflexion c'est un faible qui me posera plus souci qu'autre chose... Sans oublier qu'il a menacer mes intérêts directes...
    - J'imagine que c'est surfait de vous demander si vous comptez l'épargner... ?
    - Aléric, l'avantage incroyable avec les idiots, c'est qu'ils ont l'art de vous tendre le bâton pour qu'on les frappe avec... Et quand bien même, le Magistrat et le Lieutenant me prouverez par le procès que la seule chose solide chez eux, c'est le métal qu'ils portent... J'ai un chasseur qui a encore ses preuves à faire...
    - En parlant du Lieutenant, j'ai cru comprendre qu'il avait besoin de vous...
    - De moi, certes non, de mes contactes et de mon influence, oui...
    - Mmh... Soit. En parlant du chasseur, qu'allons-nous faire d'elle ? Les hommes s'inquiètent de sa présence à bord, je ne serais même pas étonné que certains cherche à la faire passer par-dessus le garde-fou.
    - J'ai toujours préférée les chats...
    - Pardon ? »


    La Capitaine se redressa de son siège et attrapa d'un parchemin enroulée qu'elle donna à son Second.

    « Fait préparer les commandes et préviens nos clients, nous partirons prochainement.
    - Hm... Bien Capitaine. »


    Aléric salua brièvement la femme et quitta les lieux sans ajouter un mot... De nouveau le Crâne d'Argent était prêt à prendre la mer, les cales remplit de secret...




    Dernière édition par Elfrid le Mar 1 Nov - 11:21, édité 2 fois
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    Re: [BG] Le Capitaine Kelter

    Message par Elfrid le Mar 1 Nov - 11:18






    2 Semailles 2E584


    « Aah... Ma tête...
    - Capitaine, restez couchée, vous êtes encore blessée !
    - Aléric... Mais, ou sommes-nous ?
    - Dans l'infirmerie Capitaine, vous... Vous avez pas mal dormit...
    - Moi dormir ? s'interrogea la femme amusée à l'idée
    - Trois semaines tout de même...
    - PARDON ?! »

    L'encapuchonnée sursauta sur le matelas dans un grincement sourd, avant d'être brusquement rattrapée par une violente douleur à hauteur de ses côtes flottantes. Elle grimaça longuement, posant ses doigts encore tremblant sur le bandage ensanglanté de sa blessure, grognant et vociférant des insultes contre les responsables inconnus de son état. Le Second soupira toute en allant récupérer un verre d'eau pour le tendre à sa supérieure.
    « De l'eau... Je suis blessée, pas mourante Aléric...
    - Hm... J'irais vous chercher du vin plus tard. * souffla l'homme dans un rit discret *
    - Qu'est-ce qui s'est passé... ?
    - Eh bien, après qu'on est quitté Haltevoie pour le repaire des bandits responsables de la mort de Darbois, il semblerait qu'on ce soit fait repérer à ce moment là... Des tireurs embusqués nous sont tombés dessus, suivi par toute une troupe d'hommes lourdement armée... Il semblerait que la Confrérie n'avait pas d'amis très sympathique...
    - Je ne me souviens de presque rien...
    - La plupart des membres de la Confrérie sont morts Capitaine... Vous avez été mortellement blessée par une hache empoisonnée, c'est un miracle que vous n'ayez pas rendu l'âme.
    - Et toi, tu n'as rien eu ?
    - Ahem... Je suis un Bréton, ma magie nous à protéger et permit de faire diversion pour nous échapper...   
    - Toi et ta foutu magie... Ou va le Crâne ?
    - Nous retournons à Faillaise Capitaine, l'Alliance est devenue trop dangereuse pour une femme recherchée telle que vous.
    - C'est une blague ?
    - Je doute que ses bandits, au vu de leur moyen, ne puisse se permettre de se lancer dans une chasse à l'homme à votre égard, chez les Nordiques, vous serez en sécurité. Dut moins, le temps que la Confrérie ce fasse oublier...
    - Je déteste quand tu as raison...
    - Vous resterez caché la-bas le temps que les choses ce calme... »





    ***




    18 Plantaisons 2E584



    C'était les croisements sinistres d'un corvidés rodant éternellement autour de son bâtiment qui l'avait fait ouvrir les yeux. Dans la pénombre moite de l'infirmerie si familière et pourtant si étrange à sa mémoire le Capitaine de la lugubre frégate reprenez doucement connaissance. Sur la commode de la pièce s'écouler encore les dernières gouttes de cire d'un candélabre oublier la veille, rien ne sembler pouvoir troubler le silence des lieux, alors que percé à travers les vitraux blafards les premières lueurs d'un croissant de lune. C'est finalement les ronflements sonores d'un homme qui furent sursauter dans ses couvertures épaisses la jeune femme, tournant vivement son visage, c'est son Second qu'elle reconnue, affalé tel un ivrogne sur une chaise, un ouvrage sur les cuisses, bouche entre-ouverte et fourrure de renne maladroitement juché sur son torse.
    Allez savoir si c'est la malice de l'enfance ou son éternel colère qu'aucune richesse ne semblez pouvoir combler, la Capitaine saisit mollement son oreiller avant de le jeter de ses maigres force sur son fidèle Bréton...
    «  Outch... étouffa l'homme en recevant l'édredon en pleins bas ventre.
    - Tu ronfles ! »

    Le mage vint saisir maladroitement la taie la calant contre ses cervicales pour y reposer sa nuque endolorie par plusieurs jours à veiller celle à qui il avait juré fidélité, il sourit toute en se redressant dans un grincement de chaise, déposant dans un dernier mouvement son livre sur la table à chevet non loin de lui.
    « Moi aussi ça me fait plaisir de vous voir réveiller Capitaine...
    - Tss... Combien ?
    - Trois jours cette fois-ci. »

    La demoiselle expira de plus belle, venant se masser les tempes tous en fixant le plafond, durant de longues minutes, elle chercha à remettre dans son esprit embrumer sa mémoire en ordre. Remarquant son silence, le Second reprit :
    « Vous voulez rester seule ?
    - Non, de l'encre, du papier et ma plume...
    - Ma Dame, je... Reposez vous, par les Huit...
    - Cesse de l'inquiéter pour moi Aléric... Je suis capable de m'en sortir seule.
    - La preuve que non ! gronda le Bréton. Vous avez faillit mourir et après vous faire tuer par un homme qui à bafoué les lois de son peuple ! Vous avez la cheville en morceau, si vous repartez en ville vous risquez de garder des séquelles.
    - Je suis largement capable de me remettre avec mes onguents...
    - Outre vos compétences en Alchimies et autres plantes médicinales, votre corps est faible... vous êtes aussi pâle qu'un mort.
    - J'ai toujours été pâle...
    - Comme un cul, pas comme un mort...
    - … Pardon ?! S’esclaffa la jeune femme en tentant de s'asseoir maladroitement sur le matelas
    - Reposez vous, vous ne tenez même pas debout... Je vais demander à Hondo de vous faire une soupe et je vais vous préparer quelques fruits frais... Je crois qu'il nous reste une caisse de fraises et figues...
    - Tu sais très bien que malgré tes pouvoirs, tu ne peux m'empêcher de sortir d'ici... gronda la Capitaine en fronçant les sourcils, son ton ce voulant plus dure.
    - Je le sais, mais je sais aussi que vous avez un équipage dévoué qui m'en voudrait de ne pas tout faire pour vous garder en vie... A commencer par moi... Faillaise n'est rien, vous avez de l'or à faire pâlir certains princes... Par les Huit, j'ai l'impression de vous poser cette question toutes les semaines, mais derrière quoi courez vous ? »





    ***





    9 Mi-l'An 2E584



    La douleur avait fini par devenir plus douce, où est-ce l'habitude qui la rend moins pesante à mes heures de vie ? Aléric avait insisté, surement trop, mais à présent savoir que nos voiles s'éloignent me permet d'y voir plus clairement…
    La lettre venant de la Confrérie avait tout changée… Hier…
    Brusquement la porte de la cabine s'ouvrir laissant apparaître le visage du Second.
    « Capitaine, tout va bien ?
    - Par les Dieux, Aléric je vais te faire mettre aux fers si tu continues à rentrer sans frapper !
    - Mmh, j'en doute, j'ai un double des clefs… Répliqua le Bréton dans un léger sourire toute en fermant la porte derrière lui. »

    La Capitaine soupira, assise dans son siège de velours capitonnée éclairée par la pénombre d'une bougie, une lettre dans la main gauche, forcé de sortir de ses pensées, la femme ce laissa doucement glisser contre son dossier toute en détaillant le pas de l'homme qui s'approchait de son vaste bureau.
    « Qu'est-ce que tu veux ?
    - Prendre de vos nouvelles, comment va cette cheville ?
    - Mes onguents font des miracles comme toujours… Sinon je suppose que tu te demandes ce que contient la lettre qu'un corbeau m'a apporté hier ?
    - Je vais finir par croire que vous avez des talents de médium Capitaine !
    - Où je vous connais trop bien et c'est tout aussi inquiétant… »

    Le Second éclata de rire, puis saisissant un tabouret dans un coin de la pièce, il s'assît face au bureau, contemplant un long moment la carte des océans des Tamriel. Quand la jeune femme reprit toute en déposant la lettre sur la vaste table à la marqueterie de qualité.
    « Ce sont les hommes d'Haltevoie… Ils ont retrouvés le nouveau repaire de ses chiens…
    - Encore…
    - Vous aviez espoir que j'abandonne… ?
    - Vous ? Bien sûr que non, mais disons que dernièrement, vous finissez souvent mal en point dès que vous sortez…
    - Je sais, mais je ne devrais pas tarder à retrouver la chance de la Dame...
    - Plait-il ?
    - Je sais que quelque part sur ses terres ce trouve le trésors caché du pirate écaille-pourpre. L'un de mes collaborateurs possède une connaissance qui pourrait nous indiquer le chemin de cette petite merveille. Je ne l'avais pas revue depuis des années, mais je savais qu'en entendant parler de moi dans la région, son envie de refaire affaire le ferait sortir de sa cachette...
    - Et maintenant ?
    - Nous allons devoir nous rendre à Vendeaume, il m'a donné rendez-vous, il souhaite que je lui rende un service... Visiblement urgent...
    - Mmh...
    - Qu'importe ce que tu penses Aléric, sans lui nous n'avons aucune chance de remonter la piste de ce trésor...
    - Bien, je vous accompagnerais...
    - Je n'avais pas l'intention de te laisser d'autre option... »



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