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    [Ouvrage] : Recueil de la Première Veillée des Contes

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    Haltevoie

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    [Ouvrage] : Recueil de la Première Veillée des Contes

    Message par Haltevoie le Sam 3 Déc - 0:04


    Recueil de la Première Veillée des Contes

    Recueil de la Première Veillée des Contes

    Avant propos

    "La plume et mon épée", telle est la devise de la Maison Fontenac. Si elle évoque à tous le rapport étroit entre notre Maison et la diplomatie, elle fait également écho à notre rapport aux Lettres de manière générale.

    Enfant, c'est les récits de nos saltimbanques et de nos grands conteurs qui m'émerveillaient et me divertissaient. Certains venaient même approfondir les leçons du percepteur et apporter un regard neuf sur de nombreux sujets à la jeune fille noble que j'étais.

    Les années passèrent, et ma soif de lecture demeurait.

    En proposant cette veillée des contes, l'idée était d'impliquer davantage les lecteurs dans un processus littéraire. L'appel devait être large, le retentissement grand.
    Je crois que nous pouvons dire qu'il fut un succès. Des centaines de lecteurs participèrent au vote. Il fut d'ailleurs très serré, et je tenais à être présente à chaque dépouillement afin de m'assurer qu'aucune fraude n'était possible. Cela nous prit plusieurs jours, car il me fallut voyager aux urnes présentes dans tout Hauteroche. Impossible de ramener les urnes à Haltevoie sans faire poser la question de la fraude.

    Cela me permettait surtout de prendre la température, de mesurer le succès de notre événement !

    Ce succès est le nôtre, et je remercie les conteurs, les lecteurs et les votants. Je vous laisse découvrir ou redécouvrir ses beaux textes.

    Morgane Fontenac


    MAISON FONTENAC
    "Ma plume et mon épée"



    [Conte ayant remporté la "Plume d'or"]

    Les deux compagnons et le saint

    De Niawëe

    Mesdames,Messieurs, l'on vous a jusqu’ici assez conté de belles histoires. Je vais enfin vous dire une aventure vraie, car le conteur qui ne sait que des fables ne mérite point de paraître à la cour des grands. S’il entend son métier, il doit entremêler habilement ses historiettes, et entre deux vertes avoir soin d’en faire passer une mûre. Telle est la mienne que je vous garantis vraie.

    Il y a un peu plus de cent ans que vivaient deux compagnons, gens assez pervers. L’un était un convoiteux dont rien ne pouvait rassasier les désirs, et l’autre un envieux que désespérait le bien d’autrui. C’est un homme bien haïssable que l’envieux, puisqu’il déteste tout le monde ; mais l’autre est encore pire, je crois, car c’est la convoitise et la rage d’avoir qui fait prêter à usure, qui pousse à inventer des mesures fausses, et qui rend injuste et fripon.

    Nos deux gens donc, un jour d’été qu’ils faisaient route ensemble, rencontrèrent dans une plaine un saint. Celui-ci, au premier coup d’œil, connut leurs inclinations vicieuses et la perversité de leur cœur. Néanmoins il marcha quelque temps de compagnie sans se faire connaître. Mais, arrivé à un endroit ou le chemin se partageait en deux, il leur annonça qu’il allait les quitter ; puis, se nommant à eux, il ajouta pour les éprouver :

    « Je veux que vous puissiez vous féliciter de m’avoir rencontré. Que l’un de vous me demande un don, je promets de le lui accorder à l’instant ; mais ce sera à condition que celui qui n’aura rien demandé obtiendra le double. »

    Le convoiteux, malgré toute l’envie qu’il avait de faire un souhait magnifique, se promit bien cependant de se taire, afin d’avoir encore deux fois davantage. Il excitait son camarade à parler.

    « Allons, bel ami, demandez hardiment, puisque vous êtes sûr d’obtenir : il ne tient qu’à vous d’être riche pour la vie ; voyons si vous saurez souhaiter. »

    L’autre, qui serait mort de douleur si celui-ci eût eu quelque chose de plus que lui, n’avait garde vraiment de déférer à cette instance. Tous deux restèrent ainsi longtemps sans vouloir se décider. Mais le premier, que dévorait la soif d’avoir, ayant menacé son compagnon de le battre s’il ne parlait pas :

    « Eh bien ! oui, je vais demander, répondit l’envieux en colère, et loin d’y gagner, tu t’en repentiras. »

    Alors il demanda au bienheureux de perdre un œil, afin que son camarade perdit les deux. Sa prière fut exaucée à l’instant même, et tout le parti qu’ils tirèrent de la bonne volonté du saint, ce fut d’être l’un borgne et l’autre aveugle.

    C’est une justice que le mal qui arrive aux méchants ; et si quelqu’un était tenté de plaindre ceux-ci, rappellons lui que même la bonté du saint ne peux nourrir maux de caractères...


    La sirène et le vampire

    De Sirius Kropt


    Il était une fois une sirène d'une rare beauté, à la si peau douce que son visage ressemblait fortement à ceux des poupées de porcelaine. Des lèvres pulpeuses, agréablement recouvertes d'un rouge à lèvres très vif, qui ne disparaissait jamais lorsque la creature sillonnait les eaux de la Mer Abécéenne. Les yeux, toujours cachés par une immense chevelure lisse, réfléchissant la lumière du soleil d'une façon si éclatante, tel un prisme, qu'il était impossible d'en discerner la réel couleur. Le tout agrémenté d'un doux parfum à fleur de Lys accompagné d'une petite odeur de sel rappelant la mer, ne la rendant que plus attirante encore.

    Le reste de son corps bien proportionné, des atouts féminins volumineux comme une nordique. De belles hanches finement creuser, et un petit fessier rond malheureusement caché par sa longue queux de poissons aux écailles brillantes, changeant parfois de couleur tel un caméléon. A chaque coups de nageoire,  elle ondulait son corps comme un serpent dans de mouvement si ample et si gracieux, qu'on aurait dit une danse venue tout droit d'ailleurs et dont les pas étrangement silencieux étaient impossible à reproduire pour les simples mortels.

    A des milliers de pieds d'ici, l'étreinte froide de l'hiver englobait  progressivement le sol de la Grande-Brétonnie. La pluie elle, les larmes de Kynareth, se transformait peu à peu en glace pour recouvrir finalement la totalité des terres brétonnes d'une épaisse couche de neige, ainsi que la capitale d'Haltevoie.

    Plus loin, réfugiée au fin-fond de sa tanière, se trouvait une sorcière vampirique au teint pâle et aux yeux ambrés, dont les attributs féminins étaient semblable à ceux de la sirène.  Pour une vampire, tout était fait et prévu pour séduire homme et femme, afin de se délecter du sang des mortels. Rare sont ceux dont la beauté pouvait rivaliser avec ces êtres-impies, car c'est bien le seul point positif que pouvait apporter cette abominable maladie venant tout droit d'Havreglace.

    Malheureusement, quand la sorcière eu vent qu'une creature encore plus belle qu'elle fit son apparition dans l'ocean, elle en fut si jalouse, qu'elle lui lança une terrible malédiction. La sirène fut privée de sa queue, condamnée à vivre comme les autres mortels, et si par malheur hommes et femmes venaient à la regarder droit dans les yeux, ils se changeaient aussitôt en pierre

    Désormais, la creature qui attirait tout les regards s'exila sur un bateau de corsaire pour rester au près de son élément naturel, et pour éviter de pétrifier ceux qui avait le malheur de croiser son regard, elle en vient à porter constamment une longue capuche noire pour cacher ses yeux.

    L'on raconte encore qu'elle est toujours en vie, quelque part sur un navire au port d'Haltevoie. Et que même si elle a perdu sa queux et qu'on ne pouvait  maintenant plus la regarder droit dans les yeux, sa beauté elle, n'avait en aucun cas disparue.


    Poème pour St Pélin

    D'Estebrand Thyssen


    Saint Pélin vivait au début de l’Ère première ;
    Un âge où les monstres ne manquaient guère.
    Il était de ce temps là un humble bedeau ;
    Veillant sur les hommes, leur apportant de l’eau.

    Un matin, sur un rempart de la garnison,
    Il perçu chez son amie un air moribond.
    « Qu’est ce qui trouble vos pensées, ma chère Clancie ? »
    Bien qu’en proie au doute, la sergent répondit :

    « Voyez, mon bon Pélin, par delà la colline ;
    Poindre la Horde Grise et toute sa vermine.
    Leur armée mortuaire est diablement forte ;
    Et d’ici demain, elle sera rendue à nos portes. »

    Au lendemain, il ne fut pas le matin jour,
    Que les braves accouraient de chacune des tours.
    La prédiction de Clancie était vérifiée :
    L’armée de morts étaient là, prête à attaquer.

    Du sein de la chapelle, meublée en dispensaire ;
    Pélin vit les morts, défaits par leurs adversaires.
    Ils étaient livides, pals comme des linges blancs,
    Les regards figés, comme tournés vers le néant.

    C’était ces vampires, ces maudits mort-vivants,
    Dont les morsures, les avaient vidé de leurs sangs.
    Pélin rallia donc son amie, demandant que faire.
    Clancie n’avait qu’un plan, bien qu’il fusse précaire.

    « Ils sont bien trop nombreux et bien trop féroces ;
    Nos murailles vont céder, mais dans cette fosse ;
    Ce mur fragilisé peut encore choir sur eux.
    Le temps manque hélas à nos bras valeureux. »

    Le bon Pélin, comme poussé par sa bravoure ;
    Entreprit ainsi de bondir vers leur secours ;
    Pour faire gagner aux sapeurs quelques minutes ;
    Sautant devant le rempart, au coeur de la lutte.

    Ouvrant ses bras, cerné par l’impie, il cria :
    « C’est du sang que vous voulez ! Tenez ! En voilà ! »
    Les vils monstres accouraient pour boire à ses veines ;
    Trop vite, pour qu’assez longtemps Pélin ne tienne.

    C’est alors que le saint-homme pria vers les cieux :
    « Ô Stendarr ! Ô Divin Miséricordieux !
    Aide moi à tenir ces mécréants ci-bas !
    Que mes amis n’aient point le même sort que moi ! »

    La prière trouva écho dans le firmament ;
    Ainsi les plaies de Pélin débordèrent de sang.
    Un sang nouveau, qui coulait en abondance ;
    Festin aux impies, qui en firent leur pitance.

    Pendant ce temps derrière le rempart à tomber ;
    Les sapeurs firent leur oeuvre, le mur s’effondrait.
    Enterrant sous les gravats, la horde vampire ;
    Ainsi que le bedeau, qui parti en martyr.

    C’est ainsi que fut vaincu la Horde Grise ;
    Au devant d’une garnison qui ne fut prise ;
    Grâce à son désormais vénérable abbé.
    Aujourd’hui le très saint patron des Templiers.

    L'oubli funeste

    De Cassildey


    Une veuve avait deux filles, l'une dévouée au Vert et l'autre un peu plus laxiste.

    Un matin, la jeune bosmer, dévouée au Vert, chassa le lapin mais sa proie tomba dans une cavité naturel. Elle s'écria :
    « Oh non, non ! Je t'ai chasser trop longtemps pour ainsi t'échapper. »
    Aussitôt elle plongea à la suite de sa proie.
    Elle tomba,
    Tomba longtemps
    Puis, après un premier étourdissement, elle se releva dans une magnifique prairie. Chemin faisant, elle tomba sur un bel arbre chargé de fruits, l'esprit de l'arbre lui dit :
    « Secoue moi ! Mes fruits t'apporterons la gloire et la richesse si tu les manges mais, pour moi, ils sont un bien lourds fardeau. »
    La jeune bosmer s'attela à secouer l'arbre et les fruits tombèrent comme la pluie mais, elle refusa d'y croquer :
    « J’aime trop mon seigneur et le Vert pour ainsi dévorer tes fruits. D'autres que moi en feront meilleur profit. »
    Et elle s'en alla.
    Plus loin, un serpent lui mordit la cheville et lui tînt ses mots :
    « Vois tu ses fleurs ? Elles guérissent de mon venin. Si tu ne les manges pas, c'est moi qui te mangera »
    Ceux à quoi elle répondit :
    « Je préfère encore me venger ! »
    Et elle mangea le serpent vivant jusqu'à la dernière écailles.
    Une pluie d'or et la voix de son Seigneur Y'ffres récompensa son dévouement. Guérit du venin, elle regagna son chez elle vêtue d'or et de pierres précieuses.
    Mais sa sœur, jalouse, décida d'emprunter le même chemin. Elle croisa également l'arbre fruitier qui lui fît la promesse de gloire et de richesse si elle mange ses fruits.
    « C'est surement ainsi qu'elle est devenue riche, ah ! La traitre. »
    Et la sœur mangea les fruits par dizaines et centaines puis elle s'étouffa avec un pépin et mourut là. Ainsi soyez prévenu :
    A Valboisé, un destin funeste vous attends pour qui oublie le Vert.
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    Haltevoie

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    Re: [Ouvrage] : Recueil de la Première Veillée des Contes

    Message par Haltevoie le Sam 3 Déc - 0:12

    [En cours d'écriture]

      La date/heure actuelle est Jeu 19 Oct - 14:57