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    [Fiche de personnage] Jareth Deverius

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    Arkenglaone

    Joueur : @Arkenglaone

    Pj n°1 : Jareth Deverius
    . . : 120 . . : Sergent de la Garde

    Pj n°2 : Le Veilleur Éternel

    [Fiche de personnage] Jareth Deverius

    Message par Arkenglaone le Mer 30 Nov - 13:41

    Nom : Deverius

    Prénom : Jareth

    Âge : semble se situer dans la trentaine

    Race : Impérial

    Ville d'origine : Chorrol

    Signes distinctifs : Porte très souvent (si ce n'est pas en permanence) une armure impérial, le recouvrant de la tête aux pieds. Une voix grave et métallique sort des fentes du casque.


    Extraits de son histoire :

    La bataille de la bastille

    On nous avait averti que le fort était menacé, et notre unité avait été réclamée en soutien. Pourtant, arrivé sur place, personne ne semblait prêt à subir une attaque. Les défenses de la bastille n’étaient même pas érigées. Si nous avions été les ennemis de l’Empire, rien ne nous aurait empêcher de prendre ce fort. Mais une fois sur place, mes supérieurs prirent le relai : ils nous firent installer des fortifications, qui jusque-là pourrissaient dans la réserve, à des points stratégiques de la bastille. Toute la journée, nous nous agitions au beau milieu du chantier dans lequel nous nous trouvions. On pouvait voir sur les remparts des soldats prêts à en découdre, préparant soigneusement l’attirail dont nous aurions besoin le moment venu, alors qu’en bas, dans la cour, des cibles avaient été placées pour permettre aux archers d’améliorer leurs précisions.
    En fin d’après-midi, quelques chevaux approchèrent de la bastille, ornant les couleurs de la couronne impériale. Les grandes portes s’ouvrirent alors pour les laisser entrer. Il s’agissait en fait d’éclaireurs envoyés plus tôt en reconnaissance. Ils furent escortés auprès du commandant du fort, et les nouvelles qu’ils lui délivrèrent ne donnèrent pas l’impression de l’enchanter. Loin de là, car son visage s’assombri. Pourtant, lorsqu’il se planta devant les escaliers qui débouchaient sur la cour, il appela les troupes d’une voix posée. En quelques instants, la quasi-totalité des soldats présents au fort furent regroupés devant les marches. Un silence étrange commençait à s’installer tandis que nous attendions les ordres de notre commandant. C’est alors qu’il déclara, bombant le torse fièrement et d’une voix plus puissante : « Soldats ! L’intégrité de l’Empire est menacée ! Les ennemis de la civilisation s’en prennent aux valeurs que nous chérissons, et nous venons d’apprendre que les barbares seront bientôt à nos portes ! C’est pourquoi ce soir, je vous demanderai de vous rappeler le serment que vous avez fait ! Honorez-le ! Honorez l’Empire ! »

    Le soir arriva finalement. Nous avions reçu l’ordre de nous mettre en position sur les remparts de la bastille. Nous étions prêts. C'est alors que du haut des murs de pierre nous les vîmes arriver : des troupes du Pacte dévalaient la colline, loin en face de la bastille Arrius. C’était donc sur un coucher de soleil que nous allions nous battre. Je me trouvais proche de la porte principale, dans la cour, tandis qu’au-dessus de moi défilaient les archers. Certains d’entre-deux bandaient déjà les cordes de leurs arcs, prêts à déverser sur l’ennemi une pluie de flèches alors que d’autres allaient chercher un peu plus loin de grosses pierres taillées en forme de cube pour les faire tomber au-dessus des murs du fort sur quiconque oserait un peu trop s’approcher. À mesure que les barbares du Pacte avançaient, leurs cris sauvages se faisaient plus forts, annonçant l’arrivée d’un ennemi dangereux. À mes côtés des mages s'efforçaient de renforcer les remparts avec l'aide de quelques enchantements. Après un long moment, on entendit sur les murailles un sergent donner un ordre. À peine avait-il fini sa phrase que les archers décochèrent leurs flèches sur l’envahisseur qui approchait. Des boules de feu volaient dans le ciel, brûlant instantanément les malheureux qu’elles touchaient. Et malgré les sorts de protection, nos pertes furent importantes.
    Il n’y avait pas d’armes de siège du côté des nordiques, et pourtant les quelques échelles qu’ils arrivaient à placer sur nos murs nous obligeaient à envoyer toujours plus de renforts sur les remparts. Nous nous efforcions de tenir nos positions, mais les guerriers du Nord s’occupaient déjà d'enfoncer la grande porte du fort. Et une surprise les attendait derrière : nous nous tenions prêt, attendant de les voir entrer. Il fallait cependant les retenir le plus longtemps possible à l’extérieur des murs, afin de laisser du temps aux archers et aux quelques mages de guerre pour affaiblir leurs rangs.
    Après une heure de défense folle, la porte céda finalement et nos ennemis apparurent enfin à nos yeux. Nous commençâmes alors à nous déployer tandis qu'ils essayaient d'envahir la cour. Nous venions de créer, à l’aide de nos boucliers, une véritable barricade d’acier afin de les contenir à l’entrée de la bastille. Une chose était claire : ils ne devaient pas passer. Derrière nous, les mages étaient occupés à incanter leurs sortilèges tandis que les lanciers c'étaient mis en position, menaçant d’empaler quiconque oserait trop s'approcher du mur que nous formions. Les premiers barbares à avoir passé la porte se prirent une volée de flèches, obligeant les suivants à enjamber les corps percés. Nulle peur ne se lisait dans leurs yeux, alors que dans nos rangs, certains tremblaient déjà en les voyant arriver. J’étais en première ligne, l’unique défense restante de la bastille, et je m’accrochais à mon bouclier de toutes mes forces, comme s’il s’agissait de ma propre vie.

    Les soldats du Pacte n’avaient eu besoin que de quelques instants pour percer notre mur et à présent, la bataille faisait rage dans le fort. Je n’aurais pu dire avec exactitude le temps que j’avais passé inconscient, au sol, mais lorsque je repris mes esprits je ne vis autour de moi qu’un spectacle sanglant. L’ennemi nous dépassait en nombre et en force. À côté de moi gisait le corps d’un de mes semblables. J’aurais aimé pouvoir savoir s’il s’agissait d’un de mes amis, mais sa tête avait été séparée de ses épaules. Alors que je me relevais avec difficulté à l’aide de mon bouclier comme appui, un grand nordique, torse nu, couru dans ma direction, levant au-dessus de sa tête une énorme hache à double tranchants. Et d’un mouvement rapide et puissant, il fit voler mon bouclier, me faisant chuter un nouveau. Il s’apprêtait à me fendre en deux lorsque je saisis, d’une main, une épée au sol que je lui enfonçai dans le ventre. Le guerrier s’écroula aussitôt, bientôt entouré de son propre sang. J’étais au sol et ne bougeais plus. J’étais désarmé, et la plupart de mes compagnons étaient déjà morts. Nous n’avions aucune chance. Mon cœur s’affola. Peut-être parce-que je venais de passer à côté d’une mort certaine, mais peut-être que voir qu’autour de moi la boucherie qui avait été faite était une raison suffisante.
    Cette bataille ne nous laissait aucune issue pour nous. Comment avait-on pu être si aisément vaincu ? Pourquoi nous avoir ordonné de porter secours aux hommes déjà sur place si cela ne faisait que rallonger la liste des pertes de l’armée impériale ? La puissance et la stratégie de l’Empire avait failli, et nos vies en paieraient le prix fort. C’est alors que je me remis à penser aux paroles du commandant : « je vous demanderai de vous rappeler le serment que vous avez fait ». Une image m’apparue alors dans mon esprit. Je me revoyais, plus jeune, la tête inclinée vers le sol de dalles grises, répétant les mots sacrés de mon serment : « Sur mon honneur… je jure d’offrir ma loyauté éternelle à l’Empereur… mon inébranlable obéissance aux officiers de son glorieux Empire. Que les Divins me jugent et les démons m’emportent si je manque à mon devoir… ». Une rage folle m’emporta soudainement et, redoublant de courage et puisant dans mes dernières forces, je me relevais, attrapant un autre bouclier, laissé là par son ancien possesseur. Je n’avais pas le droit d’abandonner. Nous devions nous battre ! Un nouvel ennemi se présenta à moi. Il courrait dans ma direction, armé d’une masse qu’il brandissait, la bouche béante alors que je marchais simplement vers lui d’un pas déterminé. Il n’eut pas le temps de tenter quoi que ce soit que, dans un mouvement horizontal de ma main droite, qui tenait l’épée, je fis jaillir le sang de son torse et d’un coup de bouclier puissant je l’écartais de mon chemin, continuant mon ascension dans la bataille. Parmi les cris et autres hurlements, j’en entendis un plus fort, et il me parut plus proche. Je me rendis compte qu’il s’agissait en fait d’un homme qui s’apprêtait à m’attaquer dans le dos. Je me retournais rapidement lorsque je le vis au dernier moment lever sa grande épée. J’eus à peine le temps de me protéger avec mon bouclier qu’il me porta un coup redoutable et, dans le fracas des armes, je sentis mon bras défensif perdre de sa puissance, affaibli par le coup de l’ennemi. Mais je n’étais pas prêt à mourir, et à mon tour j’élançais ma lame sur ses côtes. Il para le coup et s’apprêtait à m’asséner avec violence une nouvelle attaque lorsque, plus rapide, je lui portais un revers. Le tranchant de ma lame tailla la chair de son bras et brisa l’os pour ressortir de l’autre côté. Le liquide pourpre qui coulait dans ses veines jaillissait à présent de la partie supérieur de son avant-bras, tandis que l’autre moitié gisait au sol. Le guerrier poussa un hurlement de douleur, lâchant son arme pour porter sa main sur son membre tranchée. Il se fit finalement transpercer par une flèche dans le dos, mettant fin à sa souffrance.
    Après cet affrontement, je ressenti de la fatigue, mais ma rage ne s’était pas encore totalement épuisée. Je vis passer devant moi un combattant argonien. Il ne semblait pas m’avoir vu, et alors que j’allais me retourner pour stopper sa course, un éclair passa juste devant moi, me faisant un peu reculer, surpris. Je tournais désormais toute mon attention sur le mage qui était à l’origine de ce projectile magique. L’elfe noir était vêtu d’une longue robe sombre sans manche, et il tenait dans ses mains un long bâton dont s’échappaient quelques étincelles. Tout à coup, il pointa son arme sur moi et, une fois de plus, mon bouclier me sauva : un éclair similaire au premier jailli du sommet du bâton et, à la vitesse de la foudre, explosa le bouclier que je tenais, le réduisant en miettes et me paralysant la main gauche. Je ne sentais aucune douleur, mais je n’arrivais plus à faire bouger mes doigts. La décharge était telle qu’en réalité, je me retrouvais paralysé jusqu’à l’épaule. Le mage était bien trop loin pour que je puisse tenter de faire quelque chose, mais par chance, une boule de feu le transforma en cendres sous mes yeux. Malheureusement, notre sorcier n’eut pas le temps d’en faire plus, et une hache lui fendit le crâne.
    Malgré notre résistance, le cours de la bataille ne tournait pas en notre faveur. Les membres de mon unité, ceux que je connaissais, mourraient l’un après l’autre sous les coups toujours plus nombreux des envahisseurs. Nous n’avions plus le choix : nous ne pouvions plus fuir, car toutes les issues du fort étaient prises. Nous allions donc mourir ici. Je vis les derniers survivants partir vers les remparts. Je comptais les rejoindre lorsque mon regard croisa celui d’un camarade qui tomba au sol, ensanglanté. Cette vision, comme un message d’alerte, ne put que me rappeler dans quelle situation critique nous nous trouvions.  

    « Honneur… loyauté… obéissance… », ces trois mots se répétaient en boucle dans ma tête. C’est à ce moment que je me mis à douter de mon engagement pour la première fois. Cela me paraissait dénué de sens. Après tout, où était l’Empereur à qui j’avais offert ma loyauté ? Où étaient ses officiers à qui j’avais promis obéissance ? Où était ce glorieux Empire, autrefois capable d’intimider quiconque rien qu’en l’évoquant ? Je ne voyais rien de tout cela, juste un bain de sang que je ne pouvais que qualifier d’inutile. Cela me laissa un goût amer dans la bouche.
    Je courais vers les derniers retranchements de la bastille accompagné d’un autre membre de mon unité. Nous devions sans doute être les derniers survivants, et l’ennemi nous suivait de près. Les corps nous entouraient, et la place tout entière empestait la mort. Nous arrivâmes à nous cacher derrière un mur, et l’on entendit peu de temps après les troupes ennemies suivre nos traces. Ils passèrent devant nous sans nous voir. La pression que l’on éprouvait redescendit légèrement. Nous nous épuisions depuis un moment à survivre, jouant à cache-cache avec ceux qui voulaient voir l’Empire disparaître. Mais nous le savions : nous n’arriverions pas à en sortir vivant, car désormais le fort appartenait au Pacte de Coeurébène. C’est alors que l’on entendit une nouvelle patrouille se rapprocher. Je comptais prendre les armes et mourir au combat plutôt qu’être retenu captif des hommes du Nord. Mais lorsque je commençais à sortir mon épée de son fourreau, je fus soudainement sonné, tombant lourdement sur le sol, inconscient.  


    Dernière édition par Arkenglaone le Sam 3 Déc - 13:18, édité 1 fois
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    Re: [Fiche de personnage] Jareth Deverius

    Message par Haltevoie le Jeu 1 Déc - 19:21

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    Arkenglaone

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    Re: [Fiche de personnage] Jareth Deverius

    Message par Arkenglaone le Sam 3 Déc - 13:20

    Màj!

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    Re: [Fiche de personnage] Jareth Deverius

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