[Rassemblement de rolistes francophones sur TESO jouant sur des règles/bases communes.]


    Une livraison pleine de piquantes surprises...

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    Le Rancart Moribond

    Joueur : @Kairos2410

    Pj n°1 : Niawëe Imir'Istahn
    . . : 125 . . : populaire

    Pj n°2 : Le Rancart Moribond
    . . : 50

    Une livraison pleine de piquantes surprises...

    Message par Le Rancart Moribond le Lun 31 Oct - 4:49

    Spoiler:

    La préparation avait été minutieuse les jours précédents, son intégration dans la cité était une réussite au delà des espérances... un travail, un petit logement de fonction sur le port. Autant de réussites pour la jeune cuisinière en si peu de temps dans une cité aux mœurs et aux usages si éloignées de ce qu'elle avait pu connaître en Bordeciel.

    Mais tout ceci ne représentait rien aux yeux de la jeune et jolie dunmer. Niawëe n'avait jamais vraiment posé les pieds en Haltevoie. Elle était morte bien des années auparavant si bien que la créature qui habitait sa dépouille n'aurait pu être au mieux qualifiée que de rémanence ou de souvenirs. Une image incarnée pour le bien de sa mission et de sa guilde.

    Guilde qui l'avait envoyée ici avec un seul et unique objectif...développer une présence pérenne et la maintenir pour couper court à la Confrérie Noire dans la région. Forte de ce but, l'assassine avait peu à peu influencé et forcé dans l'esprit de ses proches la possibilité d'une nouvelle vie au sein de la cité, usant des échos de ce qui avait été pour décevoir et influencer subtilement les avis.

    Seul son initié, son tout nouveau "frère" de guilde avait été au courant de la mascarade permanente qu’elle avait mené, lui même un homme de l'ombre , les mots n'avaient pas été nécessaires pour que l'un l'autre prenne la mesure de la tâche à accomplir et du fardeau qu’elle représentait sur leurs épaules.

    La Tong était une entité tentaculaire aux multiples cellules et agents dispersés dans la clandestinité partout en Tamriel et depuis que celle ci avait été bannie officiellement partout sauf sur ses terres d'origines, il avait fallut à la guilde d'assassins se montrer créative et d'apprendre à se mêler  aux faunes locales pour continuer d'exister et d’occuper le terrain. A cet effet, Haltevoie connaissait l'émergence et l'existence d'une jeune mais vorace organisation connue sous le nom de Confrérie du Serpent.

    Afin d'entamer les négociations avec le crime local il appartenait aux assassins de la Tong d'entrer dans une relation d'entente avec cette confrérie. Un contrat succinct mais tacite entre les deux parties avait été passé par le biais d'un nom, d'une adresse...en somme l'élimination d'une cible pour une opportunité de contact.

    Mais là ou les assassins de la Morag Tong devait composer en terre étrangère et selon leurs règles et un code de conduite. Ce que la Confrérie du serpent ne possédait pas de toute évidence vu la tournure qu'avait pris les événements. Cette dernière gorgée de sa propre importance à l'échelle locale, plutôt que de composer avec eux avait décidé de s'en débarrasser.

    Par "chance" le plan d'élimination de la cible avait été composé de sorte que les deux assassins devaient agir chacun de concert en suivant deux partitions différentes. Ainsi lorsque la Confrérie était tombée sur son frère, la dunmer avait elle été épargnée. Comprenant bien vite qu'il s'était passé quelque chose pour son initié elle avait guetté d'éventuelles nouvelles à leur planque, gardant l'oreille ouverte concernant les affaires judiciaires sans obtenir aucune nouvelle, jusqu'à ce qu'une boîte lui soit spécifiquement envoyé sur son lieu de travail.

    Les odeurs dégagées et les habitudes théâtrales et grotesque de la confrérie dans leur gout de la mise en scène lui laissait entrevoir la nature du contenu du maccabre coffret. Rongée par le dégout et une colère froide, elle passa sa journée de travail sans se soucier de la boîte, la ramenant avec elle après son service chez le traiteur pour l'ouvrir à l'abris des regards...la refermant sur son contenu après en avoir pris connaissance.

    Il était donc clair que le coup était venu de leurs "partenaires" concernant ce contrat et que son frère était perdu. Elle contacta donc la maison mère effectuant un rapport concis ainsi que les résultats de ces analyses de ripostes...Cependant, la position éloignée et excentrée de leur minuscule cellule ainsi que la perte d'un agent et la compromission de l'autre incita les Mères de la Nuit à abandonner leurs projet d'incursion pour un temps, laissant Niawëe seule, désavouée, abandonnée à son sort, sans consignes et avec une froide tumeur rongeant son estomac pourtant solide.

    Elle avait traversé l'enfer et était "morte" avant que la guilde des forestiers ne recueille son corps ravagé à l'esprit brisé, le remodelant à sa convenance et la transformant en ce dont la Tong avait besoin. Un être sans attache, efficace et disposable. Un parfait outil dont l'utilité présente ne justifiait plus de nouvelle implication et dont ils se séparaient dans deuxième pensées.

    Mais un chien, même obéissant lorsqu'on le prive de son Maître retrouve ses instincts les plus retords et se met à mordre indifféremment. Son identité connue de la Confrérie du Serpent, ce n'était qu'une question de temps pour que son tour n'arrive et se sachant d'ors et déjà condamnée elle suivit la seule logique demeurant dans son esprit fragmenté...La vengeance.

    Peut être était elle condamnée sur le court terme, la Confrérie du serpent jouant avec elle avant de la faire disparaître. Cependant elle avait fait une erreur, aveuglée dans sa suffisance elle avait oublié une chose importante....un serpent ne joue pas avec sa proie, il frappe et tue sans laisser de chances à sa proie. Et laisser une créature aussi désœuvrée et fragmentée que la dunmer libre lui laissait un peu de temps pour agir.

    Enfilant son armure par dessous un déguisement elle procédai en apparence à sa routine quotidienne embarquant avec elle la boîte dans sa tournée de livraison. Retrouvant sa sœur et son amie Grimhilde elle gagna les portes du domaine Malicorne avec son panier contenant un généreux repas comme celui qu'elle livrait depuis plusieurs jours à la magistrature ou au domaine pour le Comte Gregory. Sous la nourriture elle avait dissimulé ses armes et la large boîte héritée de la Confrérie.

    Certaine que son baroud d'honneur s'arrêterait au mieux au porte du domaine après la découverte de ses armes. Elle connut un moment de surprise lorsque les gardes la laissèrent entrer sans fouiller le panier après qu'ils eurent connaissance de l'identité de la prêtresse qui l'accompagnait. Décidément le fait que cette dernière minaude devant le Comte et plus encore le fait que ce dernier ne souhaita la culbuter; que ce soit par désir ou obligation sociale, lui fournissait une opportunité encore plus inouïe que ce qu'elle avait prévu.

    Introduite dans le domaine, l'assassine mena son service en offrant sa cuisine aux convives, se mettant volontairement en retrait pendant le déjeuner des convives. Les regarder s'entre déchirer lui procura un mélange de consternation et de sentiment comique....Un a un les présents quittèrent la pièce...d'abord sa sœur...puis la chanteuse outrancière et putassière..et enfin le cousin à l'air crétin...ne laissant finalement que la prêtresse enamourée, le comte et son assistante.





    Arrachant sa large robe l'assassine se découvrit volontairement déposant ses armes sur la table pour entamer une discussion avec le comte. Sa psyché hasardeuse lui faisait broder une histoire pour temporiser la situation et apaiser en surface les craintes du comte. Comme elle l'avait prévu, la prêtresse fut à ce point remuée par la perte des écailles qu'elle portait devant les yeux depuis tant de mois cette dernière finit elle aussi par fuir devant l'étendue de sa crédulité révélée.


    Désormais seulement trois dans la pièce, il était temps de mettre en place son plan...Bondissant pour récupérer ses armes posées depuis un moment sur la table, elle enjamba cette dernière pour se jeter sur le comte, bien décidée à mettre fin a ces jours...S'interposant courageusement pour recevoir le coup mortel, la bosmer ne dû sa vie sauve qu'à la courageuse intervention de son seigneur qui la poussa de côté. Bien lui en pris puisque son brusque changement de position le fit se décaler suffisamment pour que la lame assassine ne loupe de peu sa gorge, glissant contre sa clavicule avant de pénétrer son épaule.


    Blessé mais en vie, le comte Malicorne recula pour mettre de la distance entre lui et la tueuse, usant d'une magie quelconque il réussit à prévenir sa garde personnelle qui pénétrant dans la pièce cribla la dunmer de flèches. Mettant ainsi fin a l'existence brisée de la jeune cuisinière devenue folle.

      La date/heure actuelle est Jeu 19 Oct - 14:57