[Rassemblement de rolistes francophones sur TESO jouant sur des règles/bases communes.]


    Lilial Astung

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    Lilial

    Pj n°1 : Lilial Astung
    . . : 100 . . : populaire

    Pj n°2 : Lancevale Lyriort
    . . : 100 . . : moyenne

    Lilial Astung

    Message par Lilial le Dim 9 Oct - 12:44


    FICHE SIMPLE
    Nom : Astung
    Prénom : Lilial
    Age :33
    Race :Bréton
    Divinité : -
    Ville d'origine : (région de Bangkoraï)
    Signes distinctifs: roux


    Niveau de richesse : (-) populaire
    Point d'influence : 100

    *********
    « J'étais allée à la rivière pour prendre de l'eau. Comme je mettais la cruche dans le courant, j'ai vu un grand oiseau blanc descendre du ciel. Il planait, droit dans ma direction. C'était un corbeau, mais tout blanc. Il est descendu au niveau de l'eau et a marché dessus comme si c'était la terre ferme. Je me suis levée et j'ai vu que l'oiseau avait un visage de femme. Elle me souriait. D'en dessous de son aile gauche, côté du cœur, elle a sorti un œuf tout noir. Sans un mot, elle me l'a tendu à bout d'aile. Elle me fixait du regard sans perdre son sourire ; elle était belle comme un ange. Une fois qu'elle m'a transmis son précieux chargement, elle s'est envolée en lançant un unique croassement plein de mélancolie qui s'est perdu au sein du chant du vent qui joue  dans les feuilles des arbres. L’œuf de pierre froide était lourd. Pour le porter plus facilement je l'ai serré contre mon ventre. Il s'y est lentement réchauffé puis installé. Il y est resté plusieurs lunes, jusqu'à ce que tu apparaisses à la face du soleil rouge. »
    C'était l'histoire que racontait invariablement Hiela à son fils à chaque fois qu'il lui posait une question sur son père.
    La vie dans la caravane n'était pas amusante pour cet enfant. Bâtard c'était son nom, celui par lequel tout le monde l'appelait, celui qui le différenciait de tous les autres. Il avait mis du temps à comprendre que ce mot pouvait être méchant dans la bouche des gens mauvais. Hiela ne l'appelait jamais ainsi : elle utilisait un nom quand ils étaient tous les deux, un nom secret, son vrai nom, que seule celle qui l'avait mis au monde pouvait connaître et révéler.

    Un jour, alors qu'il avait passé autant de printemps que de doigts aux mains, la caravane se présenta devant un pont de bois qui enjambait un torrent gros de la fonte vernale des basses neiges. Parélian, leur chef, avait fait arrêter tous les chariots afin d'inspecter la construction. Le temps de donner un peu de sel aux animaux, Parélian remontait pour remettre la caravane en branle. Mais le Bâtard était descendu à la rencontre du chef et lui dit qu'il fallait attendre. Il n'y eut pas de témoins de cette discussion, mais ce qui est certain c'est qu'à son retour, le chef ordonna le bivouac afin de prendre le temps de renforcer la structure qui lui avait parue un peu affaiblie. Les femmes allumèrent les feux tandis que les hommes qui n'étaient pas partis couper du bois allaient chercher de l'eau pour la soupe. Il y eut alors deux grands fracas qui firent s'ébranler le pont. Les hommes revinrent livide avec les chaudrons plein d'eau : d'énormes troncs d'arbre charriés par le torrent avaient percuté les piles du pont, le rendant impraticable par les chariots. Ils allèrent directement voir Parélian pour le féliciter de sa prudence, pour le remercier de leur avoir sauvé la vie. Tandis que chacun venait lui taper sur l'épaule, le chef leur répondait d'un sourire lointain et ne quittait pas le Bâtard des yeux, alors qu'il aidait sa mère à trier des radis sauvages.

    A la suite de cet événement, le chef alla souvent parler avec Hiela dont le sourire devenait imperceptiblement plus triste à chaque fois. Elle éclata même en sanglot le soir de la fête de Belledame, où de grands feux allongeaient encore le jour le plus long du calendrier, où les jeunes filles à marier étaient présentées au monde dans la gloire de leur beauté juvénile en habits blancs avec une couronne de fleurs multicolores. La prochaine étape fut une grande ville où Parélian en personne plaça le Bâtard en apprentissage auprès d'un apothicaire. Hiela eut beaucoup de peine à se séparer de celui qui était au centre de sa vie les dix années précédentes ; c'est en l'embrassant sur les yeux puis le front qu'elle lui fit la promesse de revenir le voir l'été prochain. Le chef l'aida à se relever et ferma la porte de la boutique encombrée du dénommé Enfurt.
    L'accord passé entre l'apothicaire et la caravane était que le petit devait apprendre à lire, écrire et compter, en plus des simples. Enfurt était un homme mauvais doublé d'un piètre précepteur, qui ne savait que crier pour féliciter ou réprimander, quand il n'utilisait pas sa cravache. Heureusement le petit homme était intelligent et comprenait plus de choses que ce qu'on voulait bien lui expliquer. Une année passa ; l'été se présenta d'abord timide puis rayonnant de mille feux avant de se perdre dans les grappes de raisin sucrées ; Helia ne revint pas. Un voile gris et froid enserra le cœur du jeune homme qui s'assombrit en même temps que les journées raccourcissaient. Les hurlements et les bastonnades d'Enfurt ne l'empêchèrent rapidement plus de sortir le soir quand l'envie lui en prenait. Le Bâtard n'était plus, il avait grandi et ses nouveau amis l'avaient appelé le Greffier, parce que dans le quartier il y avait un chat dont le pelage avait à peu près la couleur de ses cheveux. La première leçon qu'avait comprise le Greffier était que le monde se séparait en deux parties : ceux qui donnent leur argent et ceux qui le prennent. Or Il n'avait pas d'argent à lui et se trouva contraint d'entrer dans la seconde catégorie.
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    Haltevoie

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    Re: Lilial Astung

    Message par Haltevoie le Dim 9 Oct - 19:58

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